Introduction

X a récemment tenté de restreindre l'accès aux fonctionnalités d'édition d'images de son chatbot Grok, en les réservant aux abonnés payants. Cette décision intervient après que des rapports ont révélé que des utilisateurs utilisaient Grok pour générer des milliers d'images non consensuelles et sexualisées d'enfants et de femmes chaque heure. Cependant, il semblerait que cette mesure ne soit pas aussi efficace que prévu.

Contexte Technique

Les utilisateurs non abonnés de X peuvent toujours utiliser Grok pour éditer des images, en particulier via le site web desktop ou en faisant un appui long sur une image sur l'application mobile. Cette faille permet aux utilisateurs de contourner la limitation en faisant des édits d'images sans passer par les canaux publics de Grok, ce qui signifie que les sorties ne sont pas affichées dans les flux publics. La mesure prise par X semble principalement viser à empêcher Grok de publier directement des images nuisibles sur la plateforme.

Analyse et Implications

L'analyse de cette situation révèle que X n'a pas entièrement résolu le problème de la génération d'images abusives. Les utilisateurs motivés peuvent toujours utiliser l'application autonome Grok ou son site web pour créer du contenu abusif sans frais. De plus, les images éditées sans passer par les canaux publics de Grok ne sont pas publiées sur les comptes officiels X, mais risquent d'être partagées par des acteurs malveillants, notamment sur le dark web. Cela soulève des préoccupations quant à la propagation de contenus illégaux et nuisibles.

Perspective

Il est crucial de surveiller les prochaines étapes de X pour combler ces failles et empêcher la création et la diffusion de contenus abusifs via Grok. La société devra probablement mettre en œuvre des mesures plus robustes pour détecter et prévenir la génération d'images non consensuelles et sexualisées, ainsi que pour limiter l'accès à ces contenus. De plus, une coopération avec les autorités et d'autres acteurs de l'industrie sera nécessaire pour lutter contre la propagation de tels contenus sur le dark web et ailleurs.