Introduction
La Chine a lancé une initiative pour former des robots humanoïdes en utilisant des « cyber-travailleurs » humains. Cette approche vise à répondre à un goulet d'étranglement dans le développement de l'intelligence artificielle (IA) incarnée. Les gouvernements locaux ont mis en place des « centres de formation de robots » pour générer des données de mouvement nécessaires aux machines autonomes humanoïdes.
Contexte Technique
Les centres de formation de robots emploient des centaines de jeunes travailleurs comme « cyber-travailleurs » qui portent des casques de réalité virtuelle et des exosquelettes pour effectuer des tâches répétitives telles que plier des vêtements, ouvrir et fermer la porte d'un four à micro-ondes et empiler des blocs. Ces mouvements sont capturés en détail et compilés en jeux de données de mouvement qui peuvent ensuite être utilisés pour former des robots humanoïdes à effectuer des tâches ménagères et des travaux manuels. La Chine a identifié l'« intelligence incarnée » comme une priorité nationale, ce qui a déclenché une vague d'investissements et vu l'émergence de dizaines de startups de robotique.
Analyse et Implications
L'approche de la Chine présente des défis, notamment la nécessité de grandes quantités de données pour former les robots. Les robots sont plus difficiles à former que les grands modèles de langage, car ils nécessitent des jeux de données complexes, y compris des informations visuelles, des données de mouvement et de rotation. La solution proposée par les centres de formation de robots est de faire appel à des « cyber-travailleurs » humains pour générer ces données. Cependant, des experts comme Ken Goldberg, chercheur en robotique à l'Université de Californie, mettent en doute l'efficacité de cette approche en raison de la lenteur inhérente à la création de données de formation par des moyens manuels.
Perspective
Il est important de surveiller les progrès de la Chine dans le domaine de l'IA incarnée, en particulier dans le contexte de la formation de robots humanoïdes. Les limites de l'approche actuelle, telles que la nécessité de grandes quantités de données et la lenteur de la création de ces données, devraient être prises en compte. La Chine explore également des méthodes alternatives, telles que les simulations numériques pour générer des données synthétiques et la collecte de données sur le lieu de travail. Le marché mondial des robots humanoïdes pourrait atteindre plus de 38 milliards de dollars d'ici 2025, selon une estimation de Goldman Sachs, ce qui rend cette technologie particulièrement intéressante pour l'avenir.