Contexte et lancement

Amazon a introduit Alexa Plus en accès anticipé en juillet 2025, avant son lancement officiel en février 2026. Cette version s’appuie sur un grand modèle de langage (LLM) intégré au service vocal, suivant la même vague que Google Gemini for Home et les rumeurs d’Apple Intelligence pour le domicile. Le test s’est déroulé sur un panel de dispositifs : Echo Show 11 dans la cuisine, Echo Dot Max comme enceinte principale, ainsi que les écrans Show 15 et Show 8 au bureau.

Fonctionnalités et performances techniques

Le principal gain constaté réside dans la réduction du temps de réponse. Les requêtes météo ou les minuteries passent de 10‑15 secondes (observées en 2025) à 3‑5 secondes, ce qui indique une optimisation du pipeline d’inférence, probablement grâce à une meilleure mise en cache des modèles et à l’utilisation de serveurs de bord plus proches de l’utilisateur. Le système comprend désormais les commandes « Alexa, rends la pièce plus lumineuse » ou « Alexa, j’ai froid », démontrant une capacité à interpréter des intentions générales sans syntaxe stricte, un objectif clé des assistants LLM.

Le module Mémoire exploite les albums Alexa Photos pour créer des montages temporels, associant automatiquement des images d’années différentes. Cette fonction repose sur la reconnaissance d’objets et de visages, mais reste limitée aux contenus déjà stockés dans le cloud d’Amazon.

En matière de domotique, les routines multi‑étapes fonctionnent de façon fiable, et la gestion du calendrier via l’écran du Show est plus fluide que les versions antérieures, même si elle ne rivalise pas encore avec des solutions spécialisées comme Skylight Calendar.

Limites et points de friction

Malgré les avancées, Alexa Plus montre des lacunes dans la continuité contextuelle. L’assistant oublie parfois l’identité de l’utilisateur ou les informations personnelles (école de l’enfant, préférences), ce qui indique que le stockage du profil utilisateur n’est pas entièrement synchronisé avec le modèle de langage. De plus, les publicités plein écran sur les écrans Show perturbent l’expérience, surtout lorsqu’elles apparaissent pendant des moments émotionnels, comme les montages photo du testeur.

Les routines restent sujettes à des « messed‑up routines », où des actions prévues ne s’exécutent pas ou se déclenchent avec un délai. Ce comportement suggère des problèmes de cohérence d’état entre le serveur cloud et les appareils locaux, possiblement liés à la propagation des mises à jour de configuration.

Enfin, l’ambition d’un assistant personnel complet reste « underbaked » : la capacité à gérer des tâches complexes (ex. planification de voyages, suivi de projets) n’est pas au même niveau que les solutions dédiées, et l’absence d’une API ouverte limite l’intégration tierce.