Présentation de l'affaire

La Commission européenne a infligé à AliExpress une amende record de plus de 625 millions de dollars pour défaut de conformité aux exigences de l'Union européenne en matière de sécurité des produits. Selon la Commission, AliExpress n'a pas suffisamment évalué et atténué les risques liés à la vente de produits illégaux, non sécurisés ou contrefaits sur sa plateforme de commerce électronique.

Contexte technique

Les enquêteurs ont constaté que AliExpress n'avait pas suffisamment de personnel pour évaluer et supprimer les produits dangereux ou contrefaits de la plateforme. Les modérateurs de contenu disposaient parfois de seulement quelques dizaines de secondes pour évaluer si un produit signalé répondait aux normes de l'Union européenne. De plus, les vendeurs mal intentionnés pouvaient facilement éviter la détection en recourant à des stratagèmes tels que la miscatégorisation de leurs produits.

Fonctionnement des systèmes de recommandation

Les systèmes de recommandation et de publicité d'AliExpress ont également été critiqués pour leur inefficacité à prévenir la diffusion de produits illégaux. Au lieu de supprimer ces produits, la plateforme les recommandait aux consommateurs, ce qui contribuait à accroître leur visibilité. La Commission a également noté que le système d'autorisation de marque obligatoire d'AliExpress était inefficace et sous-doté.

Implications et limites

Les consommateurs européens sont particulièrement exposés à ces risques, puisque selon la cheffe de la technologie de l'Union européenne, Henna Virkkunen, un Européen sur cinq fait ses achats sur des sites de commerce électronique tels qu'AliExpress, Temu et Shein chaque mois. La Commission a souligné que les tests ont révélé que un grand volume de produits illégaux, y compris des jouets non sécurisés et des cosmétiques dangereux, continuaient de circuler malgré les efforts de modération d'AliExpress.