Présentation
Amazon a introduit une gamme de trois tablettes sous la dénomination Alexa Tablet, abandonnant le label Fire utilisé depuis 15 ans. Les modèles 8, 11 et 12 Pro sont commercialisés à 230 $, 330 $ et 500 $ respectivement, avec des options de clavier (150 $) et de stylet (90 $). Tous arborent un châssis en aluminium unibody et un format d’écran 16:10 pour les deux plus petites, tandis que le 12 Pro adopte un ratio 3:2, plus adapté au multitâche.
Architecture matérielle
Les tablettes 8 et 11 sont équipées du processeur MediaTek 8189, un SoC d’entrée de gamme qui représente une amélioration par rapport aux générations précédentes de Fire. Le modèle phare, le 12 Pro, utilise le MediaTek Dimensity 8400, couplé à 8 Go de RAM et 128 Go de stockage interne, ce qui place ses performances dans la catégorie milieu‑haut de gamme 2026. L’écran du 12 Pro affiche une résolution de 2800 × 1840 px, un taux de rafraîchissement de 120 Hz et une luminosité maximale de 500 nits, tandis que les versions 8 et 11 conservent une résolution plus modeste mais restent en 16:10, favorisant la lecture vidéo.
Logiciel et intégration Alexa
Contrairement aux Fire OS précédents, les nouvelles tablettes sont Android certifié avec le Google Play Store préinstallé, suite à la fermeture du magasin d’applications propriétaire d’Amazon l’an passé. Cette transition donne accès à l’ensemble des applications Android, y compris les IA génératives comme Gemini. Le service Alexa Plus reste au cœur de l’expérience : le réveil vocal « Alexa », la capacité à exploiter le contexte d’écran et les recommandations d’achat sont conservés, mais désormais superposés à l’écosystème Google.
Analyse du marché et limites
Le positionnement tarifaire (230‑500 $) place les Alexa Tablets en dessous des iPad Mini (600 $) et iPad Air (750 $), mais au-dessus du modèle de base d’Apple (450 $). En combinant la visibilité d’Amazon avec la compatibilité Android, ces tablettes pourraient rapidement gagner des parts de marché, surtout que les Fire Sticks ont migré vers le système Linux‑based Vega OS, laissant la gamme tablette distincte. Cependant, le catalogue d’applications Android optimisées pour les grands écrans reste limité, ce qui pourrait freiner l’adoption auprès des utilisateurs recherchant des expériences natives tablette. De plus, la dépendance à MediaTek, plutôt qu’à des puces Qualcomm ou Apple, implique des contraintes de mise à jour logicielle à long terme.