Contexte et origine du Gainsborough

Le dernier indice sur le futur processeur du Steam Deck provient d’une fuite de pilotes AMD qui mentionne le nom de code Gainsborough. Le nom rappelle la désignation interne du premier APU du Deck, Aerith, et suggère une continuité de la part d’AMD. Des dossiers d’import/export analysés par le site IT Home montrent que AMD a expédié du matériel de test pour ce composant, indiquant qu’un client réalise déjà des validations.

Architecture et spécifications

Gainsborough serait un semi‑custom conçu sur le processus N3P de TSMC, c’est‑à‑dire une technologie de 3 nm améliorée. Le boîtier indiqué mesure 25 mm × 25 mm, soit une surface de 625 mm², plus grande que le Aerith initial (19 mm × 19 mm). Selon un fragment de présentation AMD partagé par le leaker Gotou_3rd, la version Ryzen Z3 ciblée pour cet APU fonctionnerait à 15 W, la même enveloppe énergétique que le Deck actuel et son modèle OLED.

Le terme « semi‑custom » signifie que le design intègre des blocs standard AMD (cœurs Zen 3+, GPU RDNA 3) tout en ajoutant des blocs spécifiques au client, comme des accélérateurs vidéo ou des contrôleurs d’alimentation optimisés. Cette approche permet de réduire le nombre de composants inutilisés, problème constaté sur le premier APU où certaines unités restaient inactives.

Implications pour le Steam Deck 2

Si Gainsborough était destiné au Deck, le gain de performance dépendra de deux facteurs : la densité de transistors permise par le N3P et la capacité du firmware à exploiter les blocs additionnels. Le même facteur de puissance (15 W) indique que la dissipation thermique ne dépasserait pas les limites du châssis actuel, mais la surface plus importante du die pourrait compliquer le routage du signal et la gestion de la chaleur.

Un autre point à considérer est la chaîne d’approvisionnement. Le fait que le chip soit déjà en phase de validation suggère que les délais de production pourraient être réduits, à condition que Valve confirme son adoption. Cependant, l’histoire du premier APU montre que les semi‑customs peuvent être détournés vers d’autres appareils (ex. projets Magic Leap ou tablettes annulées), ce qui introduit une incertitude supplémentaire.

En résumé, Gainsborough présente des caractéristiques techniques compatibles avec les exigences du Steam Deck 2, mais la taille du die et la nature semi‑custom laissent ouverte la possibilité d’une utilisation différente. La décision finale de Valve dépendra de l’équilibre entre performance, coût de fabrication et contraintes thermiques.