Présentation du TL Carbon

L’e‑SUV d’Amflow, le TL Carbon, se vend à 3 499 € (3 899 $) et se positionne comme un hybride entre vélo de ville et VTT électrique. Le cadre en carbone, la fourche et l’amortisseur arrière offrent une garde au sol suffisante pour les chemins de gravier, tandis que les garde‑boue, porte‑bagages et porte‑panneaux permettent d’effectuer les courses quotidiennes. Le poids total annoncé est de 19,2 kg, ce qui reste raisonnable pour un vélo équipé d’un moteur de 1100 W.

Architecture et performances techniques

Le cœur du TL Carbon est le moteur central Avinox M2, développé par la filiale DJI d’Amflow. Il délivre 125 Nm de couple et atteint une puissance maximale de 1100 W. Cette motorisation, plus compacte que les systèmes traditionnels, se couple directement au pédalier, ce qui améliore l’efficacité de transmission et réduit l’encombrement. La batterie amovible de 800 Wh alimente le moteur et peut être rechargée sur une prise domestique ou dans un café. Un module d’extension de 480 Wh est disponible, mais n’a pas été testé dans le cadre de cet essai.

Lors d’un trajet de 82,3 km (51,1 mi) avec 22 % de charge restante, la consommation moyenne s’établit à 7,58 Wh/km (12,2 Wh/mi). Le testeur, pesant 87 kg et transportant 20 kg d’équipement, a utilisé les trois modes d’assistance : Eco (faible consommation), Auto (adaptatif selon la pente et le vent) et Trail (puissance maximale). Le mode Eco a été privilégié sur les portions asphaltées, tandis que le mode Trail a permis de franchir des montées techniques sans assistance à la marche.

Analyse de l’usage mixte et limites

Sur les 70 % d’asphalte du parcours, le TL Carbon se comporte comme un vélo de ville haut de gamme : la transmission reste fluide, le cadre rigide assure une bonne stabilité, et les porte‑bagages supportent des charges utiles importantes. En revanche, sur les 20 % de gravier et les 10 % de sentiers escarpés, le vélo montre ses origines e‑MTB : le couple élevé du moteur compense le poids supplémentaire, mais la suspension limitée ne rivalise pas avec les VTT dédiés. L’absence de garde‑chaîne expose le cycliste à des risques de coincement de vêtements, un point à considérer pour les trajets urbains.

Le prix élevé, combiné à la nécessité d’un chargeur dédié et à la visibilité d’un vélo de montagne dans un environnement citadin, peut attirer les voleurs. De plus, la consommation de 7,58 Wh/km reste élevée comparée aux vélos à assistance pure, ce qui implique une autonomie moindre lorsqu’on transporte des charges lourdes ou que l’on affronte des vents contraires. Enfin, l’absence de garde‑chaîne et le cadre de carbone, bien que légers, augmentent le coût de réparation en cas d’accident.