Introduction

La Free Software Foundation Europe (FSFE) a publié un rapport qui met en lumière les défis posés par la régulation de l'interopérabilité. Le rapport analyse la manière dont Apple a géré les demandes d'interopérabilité en vertu de la loi sur les marchés numériques (DMA). Malgré les exigences claires de la Commission européenne, Apple n'a fourni aucune solution concrète pour les 56 demandes d'interopérabilité reçues.

Contexte Technique

La DMA oblige les entreprises désignées comme « gardiens de portes » à fournir une interopérabilité gratuite pour les fonctionnalités et les fonctionnalités contrôlées par leurs systèmes d'exploitation mobiles. Cela devrait permettre aux utilisateurs d'installer et de supprimer des applications librement, d'utiliser des magasins d'applications alternatifs et de permettre aux développeurs de connecter leurs applications aux fonctionnalités logicielles et matérielles clés sans être bloqués. Apple a créé un système basé sur les demandes, dans lequel chaque développeur doit demander l'accès à des fonctionnalités spécifiques, en attendant que Apple décide si elles sont « dans le cadre » de la loi.

Analyse et Implications

Le rapport de la FSFE met en évidence les limites du système basé sur les demandes d'Apple. Les développeurs doivent créer un compte développeur Apple, qui coûte au moins 99 USD, puis remplir une demande détaillée pour accéder à chaque fonctionnalité. Apple effectue une vérification initiale de l'éligibilité dans les 20 jours ouvrables, après quoi elle peut accepter, rejeter la demande ou déclarer qu'une solution existante couvre déjà la fonctionnalité demandée. Même si une demande est acceptée, Apple peut prendre jusqu'à 24 mois pour mettre en œuvre le résultat, ce qui signifie que le processus peut s'étendre sur des mois ou des années avant que les développeurs ne voient aucun bénéfice pratique.

Perspective

Le rapport de la FSFE souligne la nécessité d'une régulation plus forte pour garantir l'interopérabilité. La DMA doit être mise en œuvre de manière à ce que les obligations légales se traduisent par un accès équitable et égal aux fonctionnalités d'iOS et d'iPadOS. Les développeurs de logiciels libres méritent le droit de construire des alternatives réelles aux écosystèmes fermés comme iOS et iPadOS, tandis que les utilisateurs bénéficient d'accès à des magasins d'applications alternatifs, des systèmes de paiement et une installation de logiciels sans entrave sur les appareils mobiles.