Présentation du service

A/SIDE se positionne comme un réseau social privé où les utilisateurs partagent photos, vidéos et mises à jour uniquement avec leurs contacts approuvés. L’inscription se fait par adresse e‑mail, sans invitation obligatoire, et chaque compte génère un lien d’invitation personnel. L’application propose une version gratuite limitée à 30 jours d’historique et deux offres payantes : Pro Individual à 20 $/an et Pro Family à 60 $/an pour jusqu’à six comptes.

Architecture et stockage

Les serveurs principaux, la base de données et le stockage multimédia d’A/SIDE sont hébergés chez un fournisseur indépendant, explicitement exclu des grands clouds publics (AWS, Google Cloud, Azure). Cette décision réduit la surface d’exposition aux incidents de ces plateformes, mais implique que la responsabilité de la disponibilité et de la mise à jour du matériel incombe directement à l’entreprise. Certains services auxiliaires (par exemple la résolution DNS ou l’envoi de notifications push) peuvent recourir à des prestataires tiers, comme indiqué dans la politique de confidentialité.

Le widget iPhone intégré permet d’afficher la dernière photo d’un contact sur l’écran d’accueil, ce qui repose sur un appel API léger vers les serveurs A/SIDE. Le trafic est chiffré via TLS 1.3, garantissant la confidentialité en transit, mais aucune information supplémentaire n’est fournie sur la rotation des certificats ou la gestion des clés.

Chiffrement et limites de la confidentialité

Les conversations directes et de groupe créées après l’inscription bénéficient d’un chiffrement de bout en bout (E2EE). Le protocole exact n’est pas spécifié, mais le principe implique que les clés de session sont générées sur les appareils et jamais stockées côté serveur. En revanche, les publications du fil d’actualité ne sont pas chiffrées de bout en bout ; elles sont stockées sur les serveurs A/SIDE et accessibles à toute personne autorisée dans l’audience définie. Cette distinction crée une zone de confiance partielle : les messages restent confidentiels, tandis que les contenus multimédias peuvent être exposés à des compromissions serveur.

Les conversations héritées d’anciennes versions du produit peuvent contenir des messages non chiffrés, et aucune rétro‑migration vers l’E2EE n’est appliquée. Le dictaphone iOS, disponible à partir d’iOS 26, effectue la reconnaissance vocale localement ; l’audio ne quitte jamais l’appareil, ce qui élimine le risque de capture côté serveur. Aucun entraînement de modèles d’IA sur le contenu utilisateur n’est réalisé, conformément à la politique de non‑exploitation des données.

Modèle économique et implications

Le modèle freemium repose sur un accès limité à 30 jours d’historique, sans suppression automatique des contenus plus anciens. Les abonnements annuels débloquent un archivage complet, mais ne modifient pas les mécanismes de chiffrement. L’absence de publicités et d’algorithmes de recommandation réduit la collecte de métadonnées, toutefois la plateforme conserve les listes d’audience et les relations d’invitation, informations potentiellement exploitables en cas de fuite.

En résumé, A/SIDE combine une infrastructure indépendante, un chiffrement E2EE limité aux messages et une politique de non‑utilisation des données pour l’IA. Le principal risque réside dans le stockage non chiffré des publications et la possible présence de conversations legacy non protégées, ce qui impose aux utilisateurs de distinguer clairement les types de contenu selon leurs exigences de confidentialité.