Présentation
bigwords.page est une application web qui transforme n'importe quel écran en panneau d'information, minuteur ou message. L'utilisateur crée le contenu en modifiant la partie fragment (#) d'une URL. Aucun compte, aucune installation et aucune donnée n'est transmise à un serveur ; le lien complet constitue le document affiché. Le service se positionne comme un outil ultra‑léger pour des usages ponctuels comme les panneaux d'arrivée, les codes Wi‑Fi ou les compte à rebours d'événements.
Architecture client‑side
Le cœur du système repose sur le rendu côté client. Le fragment d'URL, qui reste strictement local au navigateur, est décodé en texte, markdown et paramètres de style. Le script JavaScript lit ce fragment, applique les styles (couleurs, police, animation) et génère le DOM correspondant. Aucun appel réseau n'est effectué après le chargement initial du fichier HTML/JS, ce qui élimine les dépendances serveur et réduit la latence. Le modèle d'exécution s'appuie sur les API standard du navigateur : window.location.hash pour la lecture du fragment, Canvas ou SVG pour les QR codes, et setInterval pour la rotation des diapositives.
https://bigwords.page/#Welcome%20Home!&bg=f9d5e5&fg=4a2c40&font=6&anim=pulseFonctionnalités techniques
Le moteur supporte le markdown de base (gras, *italique*, titres # et ##) ainsi que les sauts de ligne explicites (%0A). Les séparateurs || créent des diapositives qui s'enchaînent selon l'intervalle indiqué par le paramètre interval. Les compte à rebours s'insèrent avec la syntaxe {countdown} et se configurent via &until= (date cible) ou &timer= (durée). Les QR codes sont générés en‑temps réel grâce à l'API qrcode du navigateur, les paramètres qr=, qrpos et qrsize contrôlent le contenu, la position et la taille. Tous les paramètres sont transmis dans l'URL, ce qui permet le partage direct ou le marquage dans les navigateurs.
Confidentialité, limites et risques
Le stockage du message dans le fragment garantit la confidentialité : les navigateurs n'envoient jamais cette partie au serveur, et aucune donnée n'est conservée côté serveur. Le code source est publié sous licence MIT, les polices sont distribuées sous licences compatibles, ce qui facilite les audits de sécurité. Cependant, la dépendance à la longueur du fragment impose une contrainte pratique : les navigateurs limitent généralement les URL à 2 000 caractères, ce qui restreint la taille du texte et le nombre de paramètres. De plus, l'absence de validation côté serveur expose le client à d'éventuelles injections de script si le texte n'est pas correctement échappé, bien que le moteur applique déjà un filtrage basique. Enfin, l'absence de persistance serveur signifie que les mises à jour dynamiques (ex. : changement de texte en temps réel) ne sont pas possibles sans recharger ou modifier l'URL.