Présentation du protocole MCP
Le Model Context Protocol (MCP) a été publié en 2024 par Anthropic PBC comme norme open‑source destinée à unifier l’accès des assistants et agents d’intelligence artificielle aux systèmes d’entreprise. La description « port USB‑C pour l’IA » souligne son rôle de point d’entrée unique, capable de brancher des modèles IA sur des bases de données, des fichiers locaux, des moteurs de recherche ou des API d’applications métiers. Les serveurs MCP, déjà déployés dans de nombreux services d’entreprise, exposent des tools qui permettent aux agents d’interagir avec des contrôles simples ou complexes.
Architecture de la plateforme Celigo MCP Management
Celigo ajoute une couche de gouvernance entre les agents IA (Claude, ChatGPT, Copilot, Cursor…) et les serveurs MCP. Cette couche comprend un MCP Gateway qui enregistre chaque appel et un registre centralisé répertoriant plus de 1 000 applications compatibles. L’accès est accordé « outil par outil », chaque autorisation étant liée à un utilisateur humain identifiable. Le système consigne le nom de l’outil, l’identité de l’opérateur, le système cible et l’action exécutée, assurant ainsi une traçabilité complète des interactions IA.
Analyse des enjeux de sécurité
Le modèle d’accès partagé traditionnel, basé sur des identifiants génériques, ne convient pas aux agents autonomes qui peuvent halluciner ou être détournés. Celigo répond à ces risques en imposant une identité humaine à chaque requête et en limitant les privilèges à un périmètre strict. La plateforme signale immédiatement toute tentative d’accès non autorisé ou d’action hors du rôle défini, réduisant la surface d’exposition aux attaques internes et aux compromissions externes. Cependant, la sécurité dépend de la rigueur des politiques d’approbation et de la mise à jour continue du registre d’applications.
Implications opérationnelles
Pour les équipes IT et sécurité, la solution propose un tableau de bord unique où l’on peut visualiser quels systèmes ont été touchés par quel agent, facilitant les audits de conformité. La capacité à connecter plus d’un millier d’applications signifie que les processus habituellement réservés aux spécialistes d’intégration peuvent être automatisés, mais cela impose également une charge de gouvernance accrue. En l’absence de métriques publiques sur la latence ou le taux de faux positifs, les organisations devront mesurer l’impact sur leurs flux de travail avant de généraliser le déploiement.