Contexte et objectifs

Le 27 septembre 2026, Felix Rieseberg publie un article détaillant la création d’une page d’accueil entièrement générée par Claude, le modèle de langage d’Anthropic. L’auteur indique avoir utilisé Opus 5.5 comme interface principale et précise que la refonte a été réalisée sans aucune ligne de code locale, aucune pull‑request et aucun dépôt GitHub. Le projet a duré 13 minutes de lecture, mais a mobilisé environ 60 threads parallèles, chacun exécuté dans le cloud.

Architecture du workflow Claude

Chaque thread dispose d’une machine virtuelle dédiée où il installe les dépendances nécessaires – Blender, FFmpeg et Playwright. Les threads communiquent via un dossier partagé et une mémoire persistante gérée par Claude. Cette mémoire conserve les décisions prises, ce qui évite les répétitions d’instructions. Le système publie à chaque itération une page de prévisualisation privée, accessible depuis ordinateur ou smartphone, permettant à l’auteur de valider rapidement les rendus.

Claude organise les tâches en projets. Un projet regroupe plusieurs sessions, partage les fichiers et supervise les threads. Cette couche supérieure unifie les concepts de Chat, Cowork et Code, et permet de déléguer la gestion de tâches, d’enquêtes et de fils de discussion à un « Claude maître ». Le modèle ne manipule pas l’interface graphique de Blender ; il génère du code Python qui utilise Blender comme bibliothèque.

export default {
  id: "notion",
  title: "Notion",
  years: "2023–2025",
  mount({ canvas, ctx, width, height, audio }) {
    return {
      frame(t, dt) { /* draw one frame */ },
      input(event) { /* play, stop, next, prev, click */ },
      stop() { /* clean up */ },
    };
  },
};

Ce fragment montre la structure modulaire imposée par Claude : chaque élément du site (ex. un lecteur vidéo) est encapsulé dans un module JavaScript exportable, facilitant le travail en parallèle.

Analyse des performances et limites

Le rendu final du « room » occupe environ 3 000 lignes de code Python. Les scripts les plus volumineux sont : tape_model.py (332 lignes), gear90s.py (659 lignes) et retro_pc.py (431 lignes). La génération de ces fichiers a été réalisée en 39 minutes pour la deuxième version du prototype, démontrant la rapidité du processus lorsqu’une description concise est fournie.

Le principal avantage réside dans la capacité à itérer depuis un appareil mobile. L’auteur décrit des sessions de création pendant des déplacements à vélo, où il envoie des prompts à Claude et consulte les rendus lors d’une pause café. Cette mobilité réduit le temps de latence entre idée et visualisation.

En revanche, la dépendance à un service cloud introduit des contraintes de coût et de disponibilité. Chaque thread consomme des ressources CPU/GPU pour exécuter Blender, ce qui peut devenir onéreux à grande échelle. De plus, la transparence du modèle reste limitée : les décisions prises par Claude sont stockées dans une mémoire interne non inspectable, ce qui complique le débogage de comportements inattendus.

Enfin, l’absence de contrôle de version traditionnel (pas de PR, pas de Git) implique que la traçabilité des modifications repose exclusivement sur les snapshots publiés par Claude. Cette approche convient à des projets créatifs rapides, mais peut poser problème pour des livrables nécessitant une auditabilité stricte.