Bilan chiffré

Cloudflare indique que son réseau a détecté 18,2 million d'attaques de type DDoS au niveau de la couche réseau pendant le troisième trimestre 2026. Cette valeur représente une hausse de 38 % par rapport au trimestre précédent, selon le même communiqué. Le chiffre brut permet d'illustrer l’intensité du trafic malveillant que le fournisseur doit filtrer quotidiennement.

Nature des attaques réseau

Les attaques comptabilisées dans le total de 18,2 million sont majoritairement des vecteurs de couche 3/4, tels que les floods SYN, UDP et ICMP. Ces protocoles sont ciblés parce qu’ils consomment directement la bande passante du lien d’accès, sans nécessiter de traitement applicatif. L’augmentation de 38 % indique que les acteurs malveillants privilégient davantage ces vecteurs, probablement en réponse à la disponibilité d’outils automatisés capables de générer des volumes de trafic élevés.

Implications pour la défense

Face à 18,2 million d’incidents, les systèmes de mitigation de Cloudflare doivent absorber ou rediriger le trafic avant qu’il n’atteigne les serveurs clients. La croissance de 38 % impose une mise à l’échelle des capacités de scrubbing, notamment en augmentant le nombre de points de présence capables de filtrer le trafic en temps réel. Cette pression technique se traduit par un besoin accru de bande passante de peering et de capacités de traitement en ligne, afin de maintenir le taux de succès de mitigation au même niveau que les trimestres antérieurs.

Limites des données publiées

Le rapport ne détaille pas la répartition géographique des 18,2 million d’attaques, ni le volume moyen en gigaoctets par incident. De même, aucune information n’est fournie sur la part des attaques qui ont effectivement impacté les clients après mitigation. Sans ces précisions, il est difficile d’évaluer l’efficacité réelle des mesures de défense ou d’établir des comparaisons avec d’autres fournisseurs.