Présentation de la fonctionnalité Agent Resilience
Cohesity a dévoilé Agent Resilience lors de son salon Catalyst, une capacité du Cohesity Data Cloud qui sauvegarde la mémoire et la configuration des agents d’intelligence artificielle d’entreprise. L’objectif déclaré est de permettre le rollback vers un état de confiance lorsqu’un agent « dévie » à cause d’une injection de prompt ou d’une mauvaise décision automatisée. La solution s’appuie sur les mêmes sauvegardes immuables et mécanismes de récupération en salle blanche que Cohesity utilise déjà pour les charges de travail on‑prem, cloud et SaaS.
Architecture de sauvegarde et mécanismes de rollback
Au lancement, la protection couvre deux volets : la mémoire volatile de l’agent et ses paramètres de configuration. Lorsqu’un incident est détecté, l’administrateur sélectionne un point de récupération antérieur et ne restaure que les composants affectés, évitant ainsi le wipe complet de l’agent. Un second module analyse les bases de données, systèmes de fichiers et magasins vectoriels exploités par l’agent, les incluant dans la sauvegarde. Chaque agent reçoit également une topologie détaillée listant les systèmes connectés et les données accessibles, afin d’identifier les gaps de protection avant qu’une rupture ne survienne.
Portée actuelle, limites et feuille de route
Le service est limité aux agents construits sur AWS Bedrock, incluant Bedrock AgentCore et Bedrock Agents. Cohesity indique que le support pour les plateformes Microsoft et Google est prévu, mais sans date précise. L’accès est actuellement restreint à un groupe de clients sélectionnés, avec une disponibilité générale attendue d’ici la fin de l’année. Cette restriction technique signifie que les organisations utilisant d’autres frameworks d’agents IA ne bénéficient pas encore de la protection, ce qui constitue une surface d’exposition non couverte.
Implications pour la cybersécurité des agents IA
Le Global Cyber Resilience Report de Cohesity, basé sur plus de 3 200 décideurs IT, révèle que 69 % des organisations ont subi une cyberattaque majeure au cours des 12 mois précédents, contre 54 % l’an passé. Concernant les agents IA, 55 % des répondants se déclarent « non préparés » à détecter ou contenir des actions non intentionnelles, et 81 % estiment que leurs plans de reprise doivent être révisés pour résister à des attaques accélérées par les modèles d’IA de pointe. Dans ce contexte, la capacité de restaurer rapidement l’état d’un agent réduit le risque de devoir le supprimer et le reconstruire, ce qui minimise les temps d’arrêt et les pertes de données. Cependant, la dépendance à des sauvegardes immuables implique que toute corruption pré‑sauvegarde sera également réintroduite si le point de restauration n’est pas correctement sélectionné, soulignant l’importance d’une gouvernance fine des points de récupération.