Contexte et découverte

Lors d’une opération de retrait généralisé, le comté de St. Lucie a repéré douze caméras de surveillance de marque Flock installées sans permis. Cinq d’entre elles ont été réclamées par les services de police municipaux de Port St. Lucie et Fort Pierce, tandis que les sept restantes sont restées sans propriétaire identifié. Les résidents, dont Hannah Galindo, ont exprimé leur mécontentement face à l’absence d’information sur l’origine des appareils et sur le traitement des données collectées.

Évolution du contrat Flock

Le contrat de la police de Port St. Lucie avec Flock a connu une hausse spectaculaire : de 22 000 $ en 2022 à 470 000 $ en 2025, soit une multiplication de plus de vingt‑cinq fois en trois ans. Cette augmentation reflète soit un élargissement du périmètre de surveillance, soit des tarifs révisés, mais le texte ne précise pas les critères de calcul. La dépense, proche du demi‑million de dollars, a été arrêtée avant la mise en œuvre du mandat de retrait du comté.

Problèmes de permis et de responsabilité

Un service de police aurait, selon un porte‑parole de Flock, diffusé une consigne erronée autorisant le déploiement de plusieurs caméras sous un même permis, alors que la réglementation du comté exige un permis individuel par dispositif. Cette incohérence a créé une zone grise juridique, rendant difficile la traçabilité des installations. Aucun des services de police concernés n’a confirmé l’auteur de la consigne, ce qui empêche d’attribuer la responsabilité administrative.

Implications pour la vie privée et les ressources publiques

Les caméras non autorisées soulèvent des questions de confidentialité : les images et métadonnées collectées pourraient être stockées ou exploitées sans contrôle public. Le comté a choisi de se concentrer sur le retrait physique des appareils, accordant aux propriétaires un délai de trente jours pour les désinstaller, sans mener d’enquête sur leur identité. Cette décision découle d’un manque de ressources humaines et financières, comme l’a indiqué le porte‑parole du comté, Erick Gill. Le choix de ne pas investiguer limite la capacité à évaluer les risques de surveillance abusive et à garantir la conformité aux exigences de protection des données.