Contexte des prix du carburant
Depuis février, le prix moyen du diesel a progressé de 38 % pour atteindre 1,96 £/litre, tandis que l’essence a gagné 31 % pour s’établir à 1,72 £/litre. Cette hausse s’explique principalement par le rebond du baril de pétrole au‑delà de 100 $, une augmentation d’environ 50 % depuis juin, liée aux tensions au Moyen‑Orient et à l’attaque de la raffinerie russe de Kapotnya. Le coût de carburant se traduit aujourd’hui en 21 pence par mile pour le diesel et 20,1 pence par mile pour l’essence, selon le Department of Energy Security and Net Zero (DESNZ).
Calcul du coût de conduite des véhicules
Le même organisme a évalué le coût d’une recharge hors pointe à 2,3 pence par mile pour une batterie EV, soit près de neuf fois moins cher que les véhicules thermiques. Même en appliquant le prix plafond de l’électricité (26,1 p/kWh, prévu à 26,3 p/kWh après une hausse de moins de 1 % en octobre), le coût monte à 7 pence par mile, toujours trois fois inférieur aux carburants fossiles. Si le tarif du prix plafond augmente de 20 % en janvier 2027, le coût d’une EV resterait bien en dessous de 10 pence par mile, confirmant la robustesse de l’avantage économique malgré la volatilité du gaz qui alimente le marché de l’électricité.
En termes d’économies annuelles, un conducteur d’EV économise environ £80 par an par rapport à un plein d’essence, et les calculs précédents de Carbon Brief indiquaient déjà £1 200 d’économies annuelles en carburant, contre £1 100 l’an passé. Ces chiffres proviennent d’une comparaison entre la quantité d’énergie nécessaire pour parcourir la même distance et le prix moyen du carburant.
Implications économiques et limites
Malgré ces économies, les véhicules à essence représentent encore 55 % du parc automobile britannique, contre seulement 6 % de VE entièrement électriques parmi les 35 millions de voitures. Les ventes de VE progressent, atteignant 30 % des nouvelles immatriculations en août 2026, contre 26,5 % en août 2025. La majorité des recharges (≈90 %) se font à domicile, ce qui explique la différence marquée entre les tarifs domestiques et les points de charge publics, nettement plus onéreux.
Le gouvernement prévoit d’introduire, à partir d’avril 2028, une taxe de 3 pence par mile sur les VE, ce qui ajouterait un coût marginal. Même avec cette taxe, le coût total resterait inférieur à celui d’un véhicule à essence ou diesel, tant que les prix du carburant restent élevés. Ainsi, la compétitivité des VE dépend davantage de la stabilité du prix de l’électricité que des fluctuations du marché pétrolier.