Principe de fonctionnement

Copperhead se présente comme un agent IA capable de concevoir, documenter et vérifier des cartes électroniques en s’appuyant sur KiCad. L’utilisateur fournit un brief.md décrivant le produit, puis le système exécute huit étapes distinctes : spécifications, architecture, nomenclature, schéma, placement, fabrication, firmware et plan de validation. Chaque étape constitue une gate ; aucune modification n’est committée tant que la gate ne confirme pas la présence du résultat sur le disque. En cas d’erreur, le pipeline s’arrête immédiatement, évitant ainsi la dérive du design.

Architecture et flux de travail

Le cœur du service est un CLI gratuit qui s’installe via

npm i -g copperhead
export ANTHROPIC_API_KEY=<api-key>
copperhead create --brief brief.md
. Le CLI orchestre une série d’agents : do, create, init, check et watch. Chaque agent lit les fichiers KiCad (s‑expressions), applique les changements de façon « surgicale », puis lance les vérifications ERC et DRC intégrées à KiCad. Le système utilise Git comme verrou : il refuse de fonctionner sur un arbre « dirty », ne crée de commit que lorsqu’une proposition de changement validée existe, et rejette toute modification qui violerait un budget ou une contrainte documentée.

Modèle économique et implications

Le modèle open‑core propose trois niveaux payants : Cloud à 49 $ par utilisateur et par mois, incluant l’exécution hébergée, un visualiseur web et la génération d’artefacts (gerbers, STEP, BOM) ; Team au même tarif, ajoutant un bot CI, la gestion des identités SSO/SAML et un pool de crédits partagé ; et Enterprise, facturé annuellement, offrant l’auto‑hébergement, le support Altium, le contrôle d’accès RBAC et un audit trail complet. Le tarif fixe élimine le métreage à la run, ce qui contraste avec les solutions qui facturent chaque génération de gerber.

Sur le plan économique, le produit cible le problème de « drift » : la désynchronisation entre schéma, nomenclature, budget et documentation, qui entraîne des coûts de re‑spins estimés entre 5 000 $ et 50 000 $ et des délais de six à huit semaines. En automatisant la mise à jour simultanée de tous les artefacts et en bloquant les changements non conformes, Copperhead promet de réduire ces dépenses de façon proportionnelle au nombre de itérations évitées. Toutefois, l’efficacité dépend de la qualité des contraintes initiales ; aucune donnée chiffrée n’est fournie quant au taux de réduction réel observé dans les déploiements clients.

En matière de sécurité, la version Enterprise garantit que les données de conception ne quittent jamais le réseau interne grâce à une option VPC ou auto‑hébergée. Le système conserve un journal d’audit exploitable par les équipes de conformité, mais il reste ouvert aux dépendances externes (clé Anthropic ou GPT‑5) pour le raisonnement IA, ce qui introduit un vecteur de fuite potentiel si les clés sont compromises. Le choix de ne jamais générer de numéro de pièce sans justification provenant d’une fiche technique renforce la traçabilité, mais impose une contrainte supplémentaire sur les bases de données de composants.