Introduction
Le week-end dernier, l'Iran a été victime d'une série de frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël, qui ont visé plusieurs villes, dont la capitale Téhéran. Ces attaques ont coïncidé avec des cyberattaques ciblant le pays, dont une qui a inondé une application de prière populaire de notifications.
Contexte Technique
Les frappes ont eu lieu après plusieurs jours de négociations infructueuses entre Téhéran et Washington. Les négociations ont été précédées par des semaines de manifestations de masse qui ont vu des milliers de personnes tuées, ainsi que la plus longue coupure d'internet de l'histoire du pays. Les missiles ont frappé les villes iraniennes, et les personnes sur le terrain ont signalé avoir reçu des notifications d'application non sollicitées, non de la part du gouvernement, mais d'un tiers.
Les utilisateurs de l'application de prière BadeSaba ont reçu plusieurs notifications sur leurs téléphones, appelant à un « règlement de comptes » et promettant l'amnistie à quiconque se soulève contre les forces gouvernementales. Il n'est pas clair qui est derrière la faille de sécurité de l'application, qui compte plus de 5 millions de téléchargements.
Analyse et Implications
Les cyberattaques ont été utilisées pour limiter la réponse iranienne, selon le Jerusalem Post. Les États-Unis et Israël ont été soupçonnés de mener des cyberattaques contre des banques et des échanges de crypto-monnaies pour exercer une pression sur le leadership iranien. La perturbation n'a pas été limitée à l'Iran, car le conflit menace de s'étendre à tout le Moyen-Orient, l'Iran ripostant avec ses propres missiles.
Amazon a signalé une panne dans son centre de données du Moyen-Orient aux Émirats arabes unis, peu après que les missiles iraniens aient frappé le pays côtier. La panne a été causée par des « objets qui ont frappé le centre de données, provoquant des étincelles et un incendie ».
Perspective
Le conflit est susceptible de perturber les routes aériennes et maritimes critiques du commerce électronique, car les navires transportant des marchandises à travers le détroit d'Ormuz, près de l'Iran, s'arrêtent. Doug Madory, directeur de l'analyse internet chez Kentik, a déclaré que la connectivité internet a chuté à des niveaux proches de zéro peu après les frappes aériennes samedi matin. Le géant du réseau Cloudflare a également confirmé l'effondrement de l'internet iranien samedi.