Contexte politique
Lors d’une allocution à l’ONU en septembre 2026, le président Donald Trump a déclaré que le terme « artificial » faisait passer l’intelligence pour « fake ». Il a annoncé vouloir remplacer AI par super intelligence. La semaine suivante, un executive order a été publié, interdisant l’usage du sigle AI dans les communications fédérales.
Mécanismes de rebranding
Le U.S. Center for AI Standards and Innovation (CAISI) a été rebaptisé Center for Advancing Innovation and Standards for Super Intelligence (CAISSI). Le ministère de la Justice a modifié ses communiqués pour inclure la formule « Super Intelligence‑Assisted Music Streaming Fraud » lorsqu’il décrit les fraudes liées aux contenus générés par IA entre 2017 et 2024. Ces changements illustrent une volonté de remplacer chaque occurrence du mot « artificial » par « super » dans les documents officiels.
Réactions de l’industrie
Plusieurs dirigeants technologiques ont affiché un soutien public. Elon Musk a annoncé que SpaceXAI deviendrait SpaceXSI. Jeff Bezos a déclaré que le terme « artificial » était « pas très flatteur ». Jensen Huang, PDG de Nvidia, a également adopté le néologisme lors d’une interview. Sam Altman, CEO d’OpenAI, a exprimé son accord verbal tout en précisant que le nom de son entreprise resterait inchangé.
Implications et limites
Le rebranding ne modifie aucune caractéristique technique des systèmes d’apprentissage profond. Le terme « super intelligence » était déjà présent dans la littérature, notamment dans le livre de Nick Bostrom (2014), où il désigne une IA capable de dépasser l’intellect humain. En forçant son adoption, le gouvernement ne résout pas les préoccupations liées à la sécurité ou à la gouvernance des modèles de grande taille. De plus, l’obligation d’éviter le mot « AI » crée une ambiguïté terminologique pour les chercheurs et les régulateurs, qui doivent désormais distinguer entre « super intelligence » et les usages plus courants du terme « artificial intelligence ».