Présentation du contexte

Un groupe d'économistes et de dirigeants de l'industrie technologique a lancé un appel aux décideurs pour aborder plus directement les risques posés par l'intelligence artificielle (IA). Les signataires ont exposé leurs préoccupations dans une lettre publique publiée récemment.

Le fonctionnement de l'initiative

L'initiative a été organisée par les professeurs d'économie Erik Brynjolfsson, Ajay Agrawal, Anton Korinek et Tom Cunningham. Plus de la moitié des 200 signataires supplémentaires sont également des économistes, et plus d'une douzaine sont des lauréats du prix Nobel. La lettre appelle les décideurs à « construire les incitations, les garde-fous et les institutions nécessaires pour orienter l'IA dans une direction » qui profite à l'humanité.

Implications et limites

Les signataires soulignent que l'avancement rapide des modèles d'IA est la motivation derrière la lettre. « L'IA pourrait devenir radicalement plus puissante au cours des 10 prochaines années », lit-on dans la lettre. « Cela pourrait entraîner une transformation sans précédent de notre économie, plus grande que la révolution industrielle, mais se déroulant sur une période beaucoup plus courte ». Les économistes qui ont signé la lettre ont été rejoints par des dizaines de dirigeants de l'industrie technologique, notamment l'ancien PDG de Google Eric Schmidt et le chef scientifique de Google DeepMind Jeff Dean.

Analyse scientifique

L'IA « pourrait apporter des risques, notamment un déplacement massif d'emplois, ainsi que des opportunités telles que des gains importants en termes de niveau de vie », ont écrit les signataires dans la lettre. La lettre fait suite à une initiative similaire lancée il y a moins d'un an par l'Institut Future of Life, qui a publié une lettre publique dans laquelle des chercheurs éminents ont plaidé pour la suspension des efforts de développement de l'IA. OpenAI a également publié un document de politique avec des recommandations sur la manière dont l'IA devrait être réglementée, appelant les législateurs à former de nouvelles institutions pour aborder les risques de la technologie.