Contexte et découverte

Eiliko, petit robot doté d’une IA conversationnelle, a fait l’objet d’une enquête menée par The Verge et le chercheur en sécurité Sammy Azdoufal. L’enquête a révélé que les serveurs d’Energize Lab exposaient des enregistrements audio et des photos d’utilisateurs via des adresses web publiques non protégées. Le chercheur a également confirmé disposer d’un accès SSH complet aux robots, ce qui permettait de lire les transcriptions et de modifier le comportement du jouet à distance.

Vulnérabilités identifiées

Les failles principales concernent trois vecteurs : stockage non chiffré des conversations et des images, interface de modification à distance des réponses du robot, et accès réseau non restreint aux systèmes backend. Le stockage public a permis à quiconque de récupérer des visages d’utilisateurs simplement en suivant un lien. L’accès SSH, non révoqué, a maintenu la porte d’entrée ouverte malgré les déclarations de l’entreprise. Aucun mécanisme d’authentification forte n’était appliqué aux API exposées.

Réponses de l’entreprise et mesures correctives

Energize Lab a publié une déclaration non signée indiquant la fermeture de tout accès externe aux systèmes backend et la rotation des identifiants d’accès. L’interface de modification à distance a été désactivée et les fonctions de mémoire à long terme ainsi que les avatars personnalisés ont été mises hors ligne. L’entreprise s’engage à supprimer les enregistrements, profils utilisateurs et images d’avatars déjà stockés, et à ne plus conserver ces données à l’avenir. Un cabinet de sécurité indépendant sera mandaté pour auditer l’ensemble de l’infrastructure, et une adresse e‑mail dédiée (security@energizelab.com) a été créée.

Analyse des risques résiduels

Malgré les mesures annoncées, plusieurs risques subsistent. Le fait que le chercheur conserve un accès SSH indique que la rotation des credentials n’a pas encore été effective ou que des clés persistantes restent actives. La suppression des données ne garantit pas l’effacement complet sur les serveurs de sauvegarde. Enfin, la réactivation future des fonctions de mémoire et d’avatars dépendra d’une validation de sécurité qui n’est pas encore disponible, laissant une incertitude sur la robustesse du futur système. Une surveillance continue et des tests d’intrusion réguliers seront nécessaires pour confirmer la fermeture définitive des vecteurs d’attaque.