Présentation du nouveau launcher

Epic Games a publié aujourd'hui une version préliminaire de son Epic Games Launcher, annoncée comme « plus rapide » et compatible avec Linux. La mise à jour est disponible en même temps sur Windows, macOS et Linux, tandis que l'ancienne version reste accessible. En parallèle, l’entreprise a indiqué que Fortnite sera également distribuable sous Linux via le même client. Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour le basculement complet, la société attendant une stabilité suffisante et une fonctionnalité équivalente à l’ancien launcher.

Utilisation de l'IA dans le développement

Le lancement s’inscrit dans la stratégie d’« accélération IA » annoncée par le PDG Tim Sweeney, qui décrit un « pivot » visant à réorganiser les équipes pour maximiser l’usage de l’intelligence artificielle. Selon le vice‑président Martin Keely, des agents d’IA ont généré et revu l’ensemble du code du nouveau launcher afin de reproduire les fonctions essentielles de l’ancien client. Bien que le processus ait impliqué une supervision humaine, les développeurs n’ont pas écrit le code à la main, ce qui représente une première application à grande échelle au sein d’Epic.

Architecture multiplateforme et performances

Le support Linux résulte directement de la capacité de l’IA à adapter le code existant aux bibliothèques et aux API spécifiques du système d’exploitation. Le nouveau client utilise une interface utilisateur repensée, décrite comme « plus réactive », ce qui suggère une optimisation du rendu graphique et de la gestion des événements d’entrée. La compatibilité simultanée avec trois systèmes d’exploitation implique une abstraction des couches d’accès matériel, probablement via des frameworks cross‑platform tels que Qt ou SDL, bien que les détails techniques n’aient pas été divulgués.

Limites et perspectives

Epic précise que l’équipe a « géré » le processus d’écriture automatisée, ce qui laisse entendre que la validation du code généré reste un point de vigilance, notamment en matière de sécurité et de maintenance à long terme. Le rapport de Bloomberg sur l’abandon du code manuscrit dans d’autres projets indique une orientation vers l’automatisation, mais le lancement du launcher montre que la transition n’est pas encore totale. Les licenciements de plus de 1 000 employés annoncés en mars ne sont pas liés à l’IA, selon Sweeney, mais la réduction de la main‑d’œuvre pourrait accentuer la dépendance aux outils d’automatisation pour maintenir le rythme de développement.