Présentation d'Astralis
Ethyca, une entreprise spécialisée dans l'ingénierie de la confidentialité des données, a lancé Astralis, une plateforme qui permet de gérer en temps réel l'utilisation des données d'entreprise par les modèles et les agents d'intelligence artificielle (IA). Cette solution vise à répondre au décalage croissant entre le déploiement rapide des agents IA et la capacité des équipes de conformité à les suivre.
Fonctionnement d'Astralis
Astralis se compose de deux parties : le Large Language Regulatory Model, qui automatise les évaluations de confidentialité et d'IA, et le Purpose-Based Access Control engine, qui évalue les demandes de données à mesure qu'elles arrivent. Ce dernier relie chaque autorisation à la raison de la demande, garantissant que les données ne sont utilisées que pour le but pour lequel elles ont été approuvées. Le processus d'évaluation, qui prenait auparavant 40 à 60 heures, peut désormais être effectué en 20 à 40 minutes.
Implications et limites
La plateforme Astralis est conçue pour fonctionner entièrement dans l'environnement cloud de l'entreprise cliente, ce qui signifie que les données sensibles ne quittent jamais le contrôle de l'organisation. Selon Ethyca, une grande institution financière américaine utilise déjà Astralis pour automatiser 6 000 demandes par seconde, ce qui équivaut à des centaines de millions de décisions de données gérées chaque mois. Cependant, le lancement d'Astralis intervient à un moment où les règles de l'IA sont en cours de révision aux États-Unis et en Europe, ce qui oblige les responsables juridiques à reconstruire les programmes de gouvernance autour de réglementations en constante évolution.
Contexte technique
Le lancement d'Astralis est également motivé par les prévisions de Gartner, selon lesquelles la moyenne des entreprises du Fortune 500 aura plus de 150 000 agents IA d'ici 2028, contre moins de 15 l'année dernière. Ethyca souligne que la gouvernance est devenue l'un des principaux freins à l'adoption de l'IA dans les entreprises, car les régulateurs demandent de plus en plus souvent pourquoi un système donné a accédé à un ensemble de données spécifique, et que de nombreuses entreprises n'ont pas de réponse à cette question.