Principe et portée du projet

Fable 5.1 propose des reconstitutions exploitables dans le navigateur de lieux réels, entièrement générées à partir de sources publiques. Le dépôt GitHub contient le code qui transforme les géométries d’OpenStreetMap, les modèles d’élévation USGS 3DEP et les photographies de référence en applications Three.js exécutables via

npm run dev
. Deux environnements sont déjà livrés : Apple Union Square (300 Post St) et Nintendo SAN FRANCISCO (331 Powell St), avec 129 façades identifiées, des feux de circulation fonctionnels et des tramways.

Pipeline de génération automatisée

Le pipeline s’articule en quatre phases, toutes versionnées dans le dépôt. La première phase, reconnaissance, mobilise des essaims d’agents autonomes Claude Fable 5.1 qui interrogent parallèlement l’API Overpass d’OpenStreetMap, les services USGS et les bases de données de transit pour extraire géométrie, altitude et spécifications de voirie. Chaque façade reçoit un indice de confiance basé sur la densité de sources, ce qui permet de prioriser les corrections ultérieures.

Ensuite, la phase génération d’actifs hors ligne utilise Blender comme bibliothèque (bpy) pour créer des kits GLB optimisés : modules de façades, mobilier urbain, véhicules et végétation. Le script Python automatise le découpage des maillages, la réduction de polygones et la génération de LOD (levels of detail) afin de garantir un rendu fluide même sur des appareils modestes. Le choix de GLB, format binaire de glTF, minimise le temps de chargement grâce à la compression des textures et à la pré‑calcul des tangentes.

Architecture runtime et validation

Le runtime est une application purement Three.js qui assemble le terrain, les rues, les façades et les entités dynamiques à partir de spécifications JSON générées lors de la phase précédente. Aucun moteur de jeu propriétaire n’est employé, ce qui réduit la surface d’attaque et simplifie le déploiement via npm. Les lumières du jour, du coucher et de la nuit sont contrôlées par un shader basé sur l’angle solaire calculé à partir des coordonnées géographiques du site.

La validation visuelle repose sur Playwright : un agent automatisé charge l’application, capture des captures d’écran à des points de vue fixes et les compare pixel‑par‑pixel à des photographies libres de droits prises au même emplacement. Les différences sont consignées dans des rapports d’agents revues par un architecte, un géographe, un artiste technique et un spécialiste de l’interaction. Ces rapports alimentent un nouveau cycle de recherche, fermant ainsi la boucle de qualité.