Présentation de Fast Metals

Fast Metals, une startup, a développé un procédé pour extraire des minéraux critiques à partir de déchets d'aluminium, appelés « red mud ». Ce déchet, produit par les raffineries d'alumine, contient des minéraux tels que le titane, l'aluminium et les terres rares. Le co-fondateur et PDG de Fast Metals, Sumedh Gostu, estime que ce déchet est une « ressource très riche » qui peut être exploitée de manière rentable avec la bonne chimie.

Fonctionnement du procédé

Le procédé de Fast Metals consiste à appliquer un autre déchet, également produit par les raffineries d'alumine, ainsi que d'autres produits chimiques, au red mud en six étapes. Les différents minéraux se séparent au fur et à mesure, et peuvent être vendus. Le fer, qui est le composé le plus abondant dans le red mud, couvre les coûts d'exploitation, tandis que les autres minéraux génèrent des profits.

Implications économiques et environnementales

Le potentiel de profit est important, car les minéraux extraits peuvent être vendus à des prix élevés. Par exemple, le dioxyde de titane se vend entre 2,50 et 3 dollars par kilogramme, tandis que l'oxyde de scandium se vend environ 750 dollars par kilogramme. Avec un financement de 4,3 millions de dollars, Fast Metals prévoit de mettre à l'échelle son procédé et a déjà signé un contrat commercial avec Metalox, un processeur de minéraux, pour traiter une tonne de red mud et de déchets de raffinerie par semaine d'ici la fin de l'année.

Analyse scientifique et limites

Le procédé de Fast Metals présente des avantages environnementaux, car il permet de valoriser des déchets qui étaient auparavant stockés dans des étangs ou des monticules à l'air libre. Cependant, il est important de noter que le procédé nécessite l'utilisation de produits chimiques et pourrait avoir des impacts environnementaux si les déchets ne sont pas gérés correctement. De plus, la disponibilité et la qualité des déchets utilisés pourraient varier, ce qui pourrait affecter l'efficacité et la rentabilité du procédé.