Contexte et objectifs

Le projet s’inscrit dans l’Année internationale de la préservation des glaciers (2025) et vise à dépasser les indicateurs classiques de perte de masse régionale. En se basant sur le Randolph Glacier Inventory (RGI v6.0), il mesure la disparition de chaque glacier, même les plus petits, afin d’évaluer les impacts culturels et écologiques au-delà du simple niveau de la mer.

Méthodologie d’évaluation

Deux critères définissent l’extinction : une surface inférieure à 0,01 km² (seuil d’inventaire) ou un volume restant inférieur à 1 % du volume initial. Les trajectoires d’aire et de volume sont générées par trois modèles globaux – GloGEM, OGGM et PyGEM – couplés à plusieurs General Circulation Models et à quatre scénarios d’augmentation de température (+1,5 °C, +2,0 °C, +2,7 °C, +4,0 °C). Pour chaque glacier, les années d’extinction médianes ainsi que les intervalles Q25–Q75 (probabilité 25 %–75 %) sont calculés.

Résultats et incertitudes

Les projections, publiées dans Nature Climate Change (doi:10.1038/s41558-025-02513-9), indiquent un pic d’extinction au milieu du XXIᵉ siècle sous les scénarios les plus chauds. La méthode ignore la fragmentation : tout ice restant dans le périmètre initial est considéré comme un seul glacier, ce qui peut sous‑estimer la perte de continuité glaciaire. De plus, la dépendance à RGI v6.0 implique que les glaciers non répertoriés ou récemment découverts ne sont pas évalués, limitant la couverture globale.

Infrastructure logicielle

L’application web repose sur un stack open‑source : MapLibre GL JS pour le rendu cartographique, PMTiles pour le streaming de tuiles vectorielles, GeoPandas et NumPy pour le traitement des données, ainsi que GDAL/ogr2ogr pour la génération des tuiles. Le processus de conversion des géodonnées en PMTiles s’effectue, par exemple, avec la commande suivante :

ogr2ogr -f "PMTiles" output.pmtiles input.geojson -t_srs EPSG:3857

Le code source et les jeux de données détaillés sont disponibles sur Zenodo (doi:10.5281/zenodo.17371641), garantissant la reproductibilité et la transparence scientifique.