Contexte et service Antigravity

Antigravity propose un accès non officiel aux modèles de génération de texte de Google Gemini via une interface web tierce. Le service se positionne comme un moyen d’utiliser les crédits Gemini sans passer par les produits Google. La documentation du service indique explicitement que toute utilisation jugée « third‑party », comme l’emploi d’outils automatisés tels qu’OpenClaw, peut entraîner la suspension du compte Google lié.

Mécanisme d’accès aux API Gemini

Pour fonctionner, Antigravity demande aux utilisateurs d’autoriser l’application à accéder à leur compte Google via OAuth 2.0. Le jeton d’accès obtenu permet à Antigravity d’appeler les points de terminaison Gemini au nom de l’utilisateur. Cette architecture repose sur la même autorisation que les applications Google officielles, mais le trafic provient d’une adresse IP et d’un User‑Agent différents, ce qui crée un profil d’utilisation distinct.

Lorsque l’utilisateur active un script comme OpenClaw, le nombre de requêtes augmente rapidement et les modèles de requête diffèrent de ceux observés dans les interfaces Google. Ces variations sont détectables par les systèmes de surveillance de Google, qui analysent les métadonnées d’appel (horodatage, fréquence, origine réseau).

Risques de suspension et détection

Le TOS d’Antigravity stipule que Google se réserve le droit de suspendre le compte si une utilisation non conforme est détectée. La suspension s’applique à l’ensemble du compte Google, pas uniquement au service Gemini. Ainsi, l’accès à Gmail, Drive ou Calendar peut être bloqué simultanément.

Techniquement, la détection repose sur deux vecteurs : le dépassement des seuils de requêtes habituelles et la provenance des appels depuis des domaines non répertoriés dans la liste blanche de Google. Si le système identifie un jeton OAuth utilisé par une application tierce non répertoriée, il peut marquer le compte comme à risque et déclencher une procédure de suspension automatisée.

Le processus de suspension est généralement instantané : Google révoque le jeton OAuth, désactive les services et envoie un courriel d’avertissement. L’utilisateur ne peut plus réactiver le compte sans passer par le support, ce qui implique souvent la perte d’accès à l’ensemble des données stockées.

Limites de l’information disponible

Les sources publiques ne précisent pas les seuils exacts de requêtes ou les algorithmes de détection employés par Google. Le texte du TOS d’Antigravity reste la seule référence explicite sur le risque de suspension. En l’absence de données chiffrées, il est impossible d’évaluer la probabilité exacte de sanction pour un usage modéré.

En conclusion, l’utilisation d’Antigravity implique un risque de suspension totale du compte Google, notamment lorsqu’elle s’accompagne d’outils automatisés comme OpenClaw. Les mécanismes d’authentification OAuth et les systèmes de surveillance de Google constituent les points de friction principaux. Les utilisateurs doivent peser le gain d’accès non officiel contre la perte potentielle d’un compte complet.