Principe de la microsuction
Le dispositif repose sur une couche de silicone texturée contenant des centaines de micro‑poches par pouce carré. En pressant le disque, l’air est expulsé, créant un vide comparable à une ventouse traditionnelle mais à l’échelle de 0,3 mm d’épaisseur. Cette pression négative bloque les forces de cisaillement, assurant que le capteur reste fixé pendant le quotidien, tout en permettant une dépose rapide lorsqu’une légère traction suffit à rompre le vide.
Spécifications du capteur et mesures biométriques
Le capteur mesure 2,7 mm d’épaisseur et pèse 7 g, dimensions compatibles avec la plupart des montres classiques. Il capture les mêmes indicateurs que les grands wearables : fréquence cardiaque, variabilité de la fréquence cardiaque (HRV), phases de sommeil, mouvements, calories brûlées et estimation du VO2 max. Les données sont transmises sans fil à une application native disponible sur iOS et Android, où elles sont visualisées en temps réel.
Apprentissage automatique et analyse des données
Pour affiner la précision, l’équipe filme ses fondateurs en marche, jogging et course, puis étiquette chaque séquence afin de constituer un jeu de données d’entraînement. L’IA, décrite comme « très efficace pour l’analyse de données », applique des heuristiques rapides afin de classifier l’activité et d’ajuster les algorithmes de mesure. Le même moteur sera exploité pour le futur module nutritionnel, qui corrélera les repas (ex. : consommation de gâteau) avec la qualité du sommeil ou la performance d’entraînement, offrant des recommandations personnalisées.
Déploiement et perspectives commerciales
Hiyd a présenté le prototype lors de TechCrunch Disrupt et vise un lancement via Kickstarter en novembre. À ce jour, plus de 16 000 dépôts ont été enregistrés, indiquant un intérêt notable parmi les amateurs de montres. Les fondateurs, dont Salah Batroukh, ancien ingénieur de conception chez Apple, misent sur la capacité du dispositif à rester invisible tout en évitant les résidus ou l’interférence avec les mouvements magnétiques des montres mécaniques. Les limites actuelles résident dans la dépendance à un smartphone pour le stockage des données et l’absence d’informations publiques sur l’autonomie énergétique du capteur.