Pré-requis et procédure de mise à jour

Avant d’installer Jellyfin 12.0, il faut impérativement arrêter le serveur et sauvegarder manuellement les répertoires config et data. La migration ne fonctionne qu’à partir de la version 10.10.7 ou d’une branche 10.11.x ; les installations antérieures doivent d’abord être mises à jour vers 10.10.7. Les noms d’utilisateur sont désormais insensibles à la casse ; deux comptes ne peuvent plus différer uniquement par la capitalisation, faute de quoi la migration échoue. Les plugins tiers compilés pour 10.11 sont incompatibles et doivent être retirés avant le redémarrage.

Réécriture du schéma de base de données

Le lancement de Jellyfin 12.0 déclenche une série de migrations qui réécrivent les tables de la bibliothèque. Chaque playlist ou collection, auparavant stockée comme une seule liste JSON, est maintenant découpée en lignes distinctes, ce qui permet au moteur SQL de compter, paginer ou modifier un élément sans charger l’ensemble. Cette modification réduit le nombre d’opérations d’écriture lors d’ajouts ou de suppressions et élimine les échecs partiels lors de suppressions massives.

jellyfin --mode MigrateSystem

Le même flag peut être utilisé pour exécuter les migrations sans lancer le serveur complet, ce qui facilite les déploiements automatisés où la disponibilité du service doit être contrôlée.

Nouvelles fonctionnalités et compatibilité

Jellyfin 12.0 étend la prise en charge des versions alternatives aux épisodes, permettant de regrouper plusieurs copies (ex. 1080p vs 4K) sous un même titre tout en conservant la progression de lecture propre à chaque version. Le serveur désactive les anciens points d’accès /emby/ et /mediabrowser/, ainsi que le mécanisme d’authentification déprécié, ce qui rend les clients non mis à jour incompatibles. Des correctifs de sécurité sont inclus, justifiant une mise à jour même pour les installations stables.

Impacts sur les performances et la stabilité

Les requêtes liées aux listes de lecture, aux collections et aux compteurs de lecture s’exécutent désormais en accédant directement aux lignes concernées, ce qui diminue le temps de réponse des pages qui gelaient auparavant. Les opérations de maintenance lourde ne s’exécutent plus pendant le scan de la bibliothèque, évitant ainsi la concurrence pour les ressources disque et CPU. Le premier scan post‑mise à jour est plus long car le serveur compare chaque entrée avec les fichiers physiques pour nettoyer les références obsolètes, mais il ne doit pas être interrompu.