Présentation de la plateforme
Kino AI, lancé en 2025 après une première version en 2023, se positionne comme un environnement d’édition vidéo où chaque élément – clips, commentaires, scènes 3D – possède une URL unique. Le service propose une version gratuite avec import/export illimités et une offre Pro à 25 $ par éditeur et par mois qui ajoute des appels d’outils MCP illimités, du stockage supplémentaire et la recherche YouTube. L’application s’exécute actuellement sous forme d’Electron, aucune version pure navigateur n’étant disponible.
Architecture code‑first et intégration de Remotion
Le cœur de Kino repose sur Remotion, un framework React qui transforme du code JavaScript en séquences vidéo. Toutes les opérations d’édition – déplacement d’items sur la timeline, création de graphiques animés, insertion de notes – sont traduites en instructions de code. Cette approche a nécessité la construction d’un éditeur WYSIWYG « what‑you‑see‑is‑what‑you‑get » pour React, puis son adaptation à la génération vidéo. Le texte indique que les agents LLM (Claude, Codex) interagissent avec la même timeline en manipulant le même code, ce qui garantit que chaque modification reste synchronisée au niveau du dépôt de code.
Gestion des médias lourds et décodage professionnel
Kino accepte des fichiers de taille importante, à titre d’exemple un clip ProRes de 250 GB provenant d’un iPhone peut être glissé directement dans la timeline. Le flux de travail combine un scrubbing local avec le téléchargement d’un proxy basse résolution afin que les co‑équipiers et les inférences cloud puissent visualiser le contenu. Le service implémente des décodeurs personnalisés pour les codecs professionnels ProRes, BRAW, R3D, rendus possibles grâce aux API WebCodecs et à la bibliothèque Mediabunny. Chaque fichier est transcrit, indexé, décrit et soumis à une détection faciale, ce qui alimente les recherches internes et les suggestions d’agents.
Collaboration en temps réel et orchestration d’agents
Kino offre une collaboration simultanée : les curseurs des participants sont visibles en temps réel et chaque utilisateur peut voir la portion de la timeline observée par les autres. Le texte cite une session où plus de cinq agents éditaient la même séquence pendant que d’autres agents effectuaient du rotoscoping ou du color grading via un LLM. Dans certains projets, plus de quinze agents itèrent sur un même montage, chaque modification étant référencée par une URL de ligne de code. Cette granularité permet aux agents automatisés de recevoir des instructions précises, par exemple « appliquer ce LUT à la piste 3 » ou « remplacer le clip X par le clip Y », sans ambiguïté.