Principe de la photographie Kirlian
Kirlian photography repose sur une impression de contact où une plaque métallique, appelée discharge plate, est soumise à une impulsion de haute tension. Le sujet placé sur un film photosensible reçoit une décharge corona qui traverse le film et se fixe sous forme d’image. Aucun objectif n’est requis ; le processus capture directement le champ électrique entre l’objet et la plaque. Le texte indique que la technique peut être adaptée à une caméra standard en remplaçant la plaque par une électrode transparente, ce qui permet d’utiliser le mode « bulb » d’un appareil photo ou d’une caméra vidéo.
Architecture du dispositif manuel
Le dispositif décrit utilise un transformateur haute tension alimenté par des batteries. Deux batteries de 67,5 V (type photo‑instrument) sont reliées en série pour fournir 135 V DC, comme le montre l’extrait suivant :
Batteries B1 et B2 : 67,5 V chacune, en série → 135 VEn l’absence de ces batteries, l’auteur propose d’enchaîner dix piles de 9 V ou d’utiliser un transformateur 120 V/24 V couplé à un quadrupleur de tension, ce qui délivre approximativement 100 V. Les condensateurs C1‑C4 sont connectés en parallèle pour lisser les impulsions, et le transformateur T1 est un auto‑transformateur haute tension (auto‑inductif). Le tout est monté sur une plaque de bois d’environ 10 × 10 inches, ce qui rend l’appareil portable.
Analyse des paramètres physiques
Le texte souligne que la forme et l’intensité du corona dépendent de plusieurs variables mesurables : tension appliquée, fréquence de l’impulsion, humidité et pression de l’air, pression exercée par l’objet sur le film, ainsi que le temps d’exposition. Une variation de la résistance cutanée, par exemple due au stress ou à la consommation d’alcool, modifie la décharge et se traduit visuellement par une « aura » plus ou moins étendue. Aucun phénomène paranormal n’est requis pour expliquer ces observations ; ils sont compatibles avec les lois classiques de l’électrostatique et de la conduction.
Limites et précautions
Le dispositif génère des impulsions de haute tension capables de provoquer un choc dangereux, même s’il est alimenté par batterie. L’auteur avertit que la manipulation doit se faire avec précaution, notamment en évitant le contact direct avec les bornes sous tension. De plus, l’absence de paramètres précis (tension exacte, fréquence, forme d’onde) rend difficile la reproduction fiable d’expériences controversées comme le « phantom leaf », où une partie de feuille coupée apparaîtrait comme une image fantôme. Le manque de données normalisées constitue une limite majeure pour la validation scientifique du phénomène.