Introduction

L'étude la plus vaste jamais réalisée sur l'ADN ancien humain montre que l'évolution humaine a accéléré au cours des 10 000 dernières années. Les chercheurs ont identifié des centaines de variants génétiques qui ont évolué par sélection naturelle chez les anciens peuples d'Eurasie occidentale après l'avènement de l'agriculture.

Contexte Technique

L'avènement de l'agriculture a introduit de nouveaux aliments, des pathogènes et d'autres défis, alors que les gens commençaient à vivre en groupes plus importants et à proximité des animaux. Les humains se sont clairement adaptés à ces bouleversements. Cependant, les études génomiques des populations actuelles et anciennes n'ont révélé que quelques signes génétiques de sélection naturelle.

Pour surmonter ces limites, les chercheurs ont développé une méthode pour identifier les variants génétiques qui ont changé de fréquence de manière cohérente dans différentes populations vivant à des époques différentes. Ils ont ensuite éliminé les changements qui pouvaient être expliqués par des forces autres que la sélection, identifiant 479 variants qui présentent des signes forts de sélection directionnelle.

Analyse et Implications

Ces changements montrent des populations dont la biologie était en flux, à mesure que les modes de vie de chasseurs-cueilleurs ont cédé la place à l'agriculture en Europe. L'étude a également révélé que l'évolution a accéléré pendant l'âge du bronze, qui a commencé il y a environ 5 000 ans, peut-être en raison d'une intensification des changements de mode de vie qui ont commencé au Néolithique il y a environ 10 000 ans.

Les gènes impliqués dans l'immunité sont parmi les cibles les plus courantes de la sélection directionnelle. Un variant lié à la susceptibilité à la tuberculose est devenu moins courant au cours des 3 000 dernières années, confirmant un résultat précédent. Cependant, avant cela, il a augmenté en fréquence, peut-être en raison de l'émergence d'autres pathogènes.

Perspective

L'évolution a également façonné l'apparence des Européens. Les chercheurs ont trouvé dix variants liés à la couleur de la peau claire qui présentaient des signes de sélection. Une cause de la calvitie masculine est devenue beaucoup moins courante au cours des 7 000 dernières années, contribuant à une diminution estimée de 1 à 2 % de la prévalence de la calvitie.

Il est important de continuer à étudier l'évolution humaine pour comprendre les implications de ces changements pour la santé et le bien-être des populations actuelles et futures. Les résultats de cette étude ouvrent de nouvelles perspectives pour la recherche en génétique et en évolution humaine.