Contexte de modernisation et d'expansion de la surface d'attaque

Les opérateurs d'énergie, de fabrication et d'utilités intègrent des réseaux modernes dans des installations qui fonctionnaient depuis des décennies en isolement. Cette connexion crée de nouveaux points d'accès pour des outils automatisés, ce qui augmente la surface d'attaque des systèmes de contrôle industriel.

Adoption accélérée de l'IA dans les opérations industrielles

Selon les dirigeants d'EY, l'IA est déployée pour piloter les usines et les réseaux électriques à une cadence supérieure à celle des processus de sécurisation. La même source indique que la part des organisations allouant au moins 25 % de leur budget cybersécurité à l'IA devrait passer de 9 % aujourd'hui à 48 % dans deux ans, soit une multiplication par cinq.

Écart de sécurisation et contraintes de compétences

Malgré cet investissement, les équipes de cybersécurité des infrastructures critiques peinent à recruter des spécialistes capables de maîtriser à la fois l'IA et les systèmes industriels. EY souligne que la pénurie de talents freine la mise en œuvre d'outils de défense basés sur l'IA, même si les menaces exploitant l'IA se multiplient.

Perspectives d'une défense hybride homme‑machine

David Cooper d'EY préconise une architecture de défense où les agents logiciels et les opérateurs humains agissent en synchronisation. Cette approche vise à réduire le décalage de vitesse entre les attaquants, qui utilisent des outils à vitesse machine, et les défenseurs, qui doivent intégrer des processus décisionnels assistés par l'IA. Le modèle proposé repose sur l'automatisation des réponses courantes tout en conservant la supervision humaine pour les scénarios complexes.