Conception et choix des composants
Le projet repose sur des bandes LED SK6812 alimentées en 5 V. Avec un pas de 60 LED/m et une longueur totale de 180 cm, le calcul donne environ 220 LED individuelles. Cette densité impose une injection de puissance à plusieurs points pour éviter la chute de tension, contrainte résolue par le design compact du boîtier. Le contrôleur sélectionné est le QuinLED Dig‑Uno, compatible avec le firmware WLED, qui simplifie la gestion des effets lumineux et la communication via Wi‑Fi. Le dimensionnement de l’alimentation provient du calculateur WLED : une puissance de 75 W suffit, d’où le choix d’un bloc Meanwell. Malgré les avertissements de collègues concernant le « coil whine », l’auteur indique que le phénomène n’est pas gênant dans ce contexte.
Architecture mécanique et montage
La structure utilise des profilés en aluminium de tailles 3030 (30 × 30 mm) et 3060 (30 × 60 mm), choisis pour accueillir le Dig‑Uno et le bloc d’alimentation. Un test initial a révélé que les connecteurs d’angle internes étaient insuffisants, conduisant à l’achat de plaques de connexion 2 × 2 pour renforcer les assemblages. Les panneaux latéraux sont découpés dans un plan de travail en bois de hêtre acquis à 15 €, dont les pieds inutiles ont été réutilisés. Le montage mural final emploie deux crochets fixés à des plaques personnalisées soudées aux profilés, évitant ainsi les ombres que généreraient des supports traversant la bande LED. Cette solution place le point d’appui près du centre de gravité, minimisant le moment de flexion sur les profilés.
Gestion de l’alimentation et du contrôle
Le réseau électrique alimente le bloc Meanwell, qui délivre 5 V à un courant maximal de 15 A, correspondant à la consommation estimée de ~70 W pour les 220 LED (3,6 W par LED à pleine blanche). Le Dig‑Uno, monté sur le profil 3060, reçoit directement le 5 V et communique avec le firmware WLED via le microcontrôleur ESP32 intégré. WLED calcule automatiquement la capacité du PSU et ajuste les limites de courant, évitant les surtensions. Les diffuseurs hauts placés devant les LED atténuent les points chauds, une exigence soulignée par une vidéo comparative consultée par l’auteur.
Analyse des limites et perspectives
Le principal risque réside dans la dissipation thermique : les SK6812 génèrent jusqu’à 0,3 W par LED, ce qui, à 220 LED, crée une charge thermique de ~66 W. Sans ventilation active, la température du profil aluminium peut dépasser 50 °C, réduisant la durée de vie des LED. De plus, la dépendance à un seul bloc d’alimentation crée un point de défaillance unique. Une amélioration future pourrait consister à segmenter l’alimentation en deux modules de 40 W, réduisant le courant par branche et améliorant la redondance. Enfin, la précision du modèle OpenSCAD a permis d’éviter les interférences mécaniques, mais le manque de mesures de rigidité du bois limite l’évaluation de la durabilité à long terme.