Principe de fonctionnement
LayerFS propose un système de fichiers dédié aux agents de codage IA. Chaque appel d'outil file se traduit en une opération Store atomique, tandis que chaque appel Bash crée un espace de travail éphémère qui est ensuite committed. Les agents passent environ 80 % du temps à réfléchir et 10 % à exécuter du Bash, ce qui justifie la conception centrée sur la rapidité des opérations de stockage plutôt que sur le calcul continu.
Gestion des commits et des conflits
Chaque interaction avec le système de fichiers génère un commit sur une branche dédiée à l'agent. En cas de modification concurrente du même fichier, le système refuse l'opération et renvoie un Conflict, évitant ainsi les corruptions de données. Le mécanisme de blame associe chaque ligne de code à l'étape qui l'a écrite, offrant une traçabilité fine pour les agents qui explorent des espaces de recherche récursifs.
Déduplication, compression et performances
LayerFS stocke chaque fragment de contenu une seule fois (deduplication). Le texte indique que 10 copies d'un même jeu de fichiers se compressent en 0,31 fois leur taille initiale, soit un facteur de 1,05 après déduplication suivi d'une compression supplémentaire. Cette double réduction explique la différence entre les temps d'installation (~5 minutes) et de montage (0,05 s), car le montage ne recrée aucun fichier mais ne fait que référencer les blocs déjà stockés.
Comparaison avec les approches traditionnelles
Contrairement à Git ou à d'autres implémentations d'AgentFS, LayerFS ne supprime pas les fichiers ignorés lors du commit ; ils restent présents dans chaque version, ce qui élimine le besoin de réinstaller des dépendances à chaque montage. Le modèle repose sur un store serverless partagé sans serveur de base de données, chaque agent fonctionnant sur son propre ordinateur. Cette architecture distribue la charge de calcul tout en centralisant le stockage, ce qui réduit la latence d'accès et simplifie la scalabilité.