Présentation

Les infrastructures romaines ont résisté à l'épreuve du temps. Aujourd'hui, il est possible de voir des bâtiments, des routes et des aqueducs en béton qui ont survécu pendant environ deux millénaires. En revanche, le béton moderne s'effrite généralement en environ 100 ans.

Contexte technique

Les scientifiques ont longtemps cherché à découvrir les secrets de la durabilité du béton romain. Pendant des années, ils ont supposé que sa longévité était due à un processus chimique clé : la réaction pozzolanique, qui se produit lorsque la cendre volcanique réagit avec la chaux et l'eau. Cependant, il semblerait que cette réaction ne soit pas la seule responsable de la durabilité du béton romain.

Fonctionnement du béton romain

Une autre réaction chimique, appelée carbonatation, pourrait également contribuer à la longévité du béton romain. Les résultats, publiés dans la revue Science Advances, pourraient aider les chercheurs à développer des matériaux de béton plus durables et plus respectueux de l'environnement. Les chercheurs ont prélevé un échantillon de béton sous un siège de toilette dans la villa d'Hadrien, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO situé à environ 17 miles à l'est de Rome.

Implications et limites

L'analyse de l'échantillon a révélé que la calcite, un minéral contenant du calcium, du carbone et de l'oxygène, était l'agent liant principal du béton. Lorsque le dioxyde de carbone atmosphérique réagit avec les composés de calcium du béton, il forme le minéral dur calcite, qui comporte une grande quantité de calcium carbonate. Ce minéral remplit les petites fissures et les pores du béton, permettant aux structures anciennes de se renforcer et de se réparer avec le temps.