Introduction

Le Manifeste Anti-Palantir est une réponse aux actions de Palantir, une entreprise qui combine la violence de l'État avec l'efficacité des entreprises, créant ainsi une nouvelle forme de technofascisme. Les programmeurs ont une responsabilité morale envers le monde entier, et non envers un seul pays.

Contexte Technique

L'Internet a été conçu pour être un système universel de partage de connaissances sans censure. Cependant, il permet également une surveillance de masse à une échelle sans précédent, ce qui peut être utilisé pour contrôler et même tuer des humains. Les entreprises comme Palantir utilisent ces systèmes de surveillance pour justifier la violence d'État et l'efficacité des entreprises.

La surveillance justifiée par des menaces externes à la sécurité nationale sera tournée contre les citoyens à l'intérieur de l'État-nation. La surveillance de masse, qui était autrefois l'exclusivité de la NSA, a été privatisée pour les entreprises comme Palantir, qui ne sont responsables devant aucun processus démocratique.

Analyse et Implications

Tout le monde est une cible potentielle. La « menace intérieure » s'étend continuellement jusqu'à englober la population entière d'une nation, justifiant une surveillance de plus en plus paranoïaque et totalitaire. La ligne entre les opérations de police et les opérations militaires se brouille, avec des cadres juridiques remplacés par une violence technologique opérant avec une totale impunité.

La surveillance ne peut être vaincue que par la construction de logiciels et de matériel pour se défendre. Les appels timides à la régulation ou les exigences moralisatrices en faveur des droits de l'homme sont inutiles dans cette ère. Seul le code peut être utilisé pour faire respecter le droit à la vie privée en rendant la surveillance difficile, voire impossible, même pour les adversaires de l'État-nation.

Perspective

Il est essentiel de construire de nouvelles formes d'organisation sociale avec les autres pour assurer la survie. Les médias traditionnels de la politique et du divertissement existent pour nous distraire de la construction de la solidarité en réseau et des organisations autonomes distribuées à travers les frontières.

La décentralisation est la seule façon dont ces technologies pourront survivre face à la répression inévitable. L'État ne nous aidera pas ; il s'agit d'une institution pré-Internet mourante qui ressemble de plus en plus à un système de Ponzi alimenté par les impôts et la dette. Les technologies peuvent soutenir une alternative : la décentralisation du pouvoir vers l'individu et les communautés qu'il rejoint volontairement.