Présentation du paradoxe de Fermi

Le paradoxe de Fermi n'est pas vraiment un paradoxe, mais plutôt une question pour laquelle nous n'avons pas encore de réponse satisfaisante. Les calculs approximatifs suggèrent que même avec une technologie de propulsion modeste, une espèce technologique devrait être capable de se répandre à travers la galaxie en un instant géologique. Cependant, lorsqu'on regarde autour de nous, il n'y a aucune preuve que cela se soit jamais produit.

La théorie de la percolation appliquée au paradoxe de Fermi

La théorie de la percolation, proposée par Geoffrey Landis, suggère que la colonisation interstellaire est difficile et coûteuse, même pour les espèces technologiquement avancées. Les civilisations ne sont pas toutes prêtes à investir des ressources rares dans des projets qui ne leur apporteront aucun bénéfice direct en raison de la distance et du décalage temporel lié à la vitesse de la lumière.

Les implications de la théorie de la percolation

Si la probabilité que les colonies deviennent à leur tour des colonisatrices est faible, alors l'effort de colonisation s'essouffle rapidement. Même avec un engagement civilisationnel en faveur de la colonisation, les aléas du hasard produiront un réseau de systèmes peuplés de manière irrégulière. De grandes parties de l'espace resteront inhabitables.

Les conséquences de la perte de diversité génétique

Chaque colonisation est un goulet d'étranglement génétique, où la population de la colonie est un sous-ensemble de la population de la planète mère. Cela peut conduire à une perte de diversité génétique, ce qui rend les colons vulnérables aux maladies. Cette idée a été illustrée par l'exemple des guépards, qui ont subi des catastrophes qui ont réduit leur diversité génétique, les rendant ainsi plus vulnérables.

Si on suppose que les colons parviennent à préserver 90% de la diversité génétique de l'espèce, on peut calculer les conséquences de cette perte de diversité sur plusieurs générations.