Introduction

Le secteur du calcul orbital est en train de prendre forme, avec le lancement du plus grand cluster de calcul en orbite par Kepler Communications en janvier. Ce cluster est composé de 40 processeurs Nvidia Orin répartis sur 10 satellites opérationnels, tous reliés par des liens de communication laser.

Contexte Technique

Les experts estiment que nous ne verrons pas de grands centres de données en orbite avant les années 2030. Le premier pas sera le traitement des données collectées en orbite pour améliorer les capacités des capteurs basés dans l'espace utilisés par les entreprises privées et les agences gouvernementales. Kepler Communications se positionne comme une infrastructure pour les applications spatiales, fournissant des services de réseau pour d'autres satellites en orbite, ou des drones et des avions dans le ciel.

La startup Sophia Space, qui développe des ordinateurs spatiaux refroidis passivement, a annoncé un partenariat avec Kepler pour tester son logiciel sur le cluster de calcul orbital. Cela permettra de résoudre l'un des défis clés pour les grands centres de données en orbite : maintenir les processeurs puissants à une température acceptable sans avoir à construire et lancer des systèmes de refroidissement actifs lourds et coûteux.

Analyse et Implications

Le partenariat entre Sophia et Kepler permet de démontrer l'utilité du réseau de Kepler et de prouver la viabilité du traitement de données en orbite. Les entreprises spatiales planifient désormais leurs futurs actifs autour de ce modèle, soulignant les avantages de la décharge de traitement pour les capteurs plus gourmands en puissance, comme le radar à synthèse d'ouverture. L'armée américaine est un client clé pour ce type de travail, car elle développe un nouveau système de défense antimissile basé sur des satellites pour détecter et suivre les menaces.

Perspective

À long terme, les technologies d'orbital de calcul pourraient offrir une alternative aux centres de données terrestres, en particulier si les réglementations environnementales deviennent plus strictes. Le PDG de Sophia, Rob DeMillo, note que l'adoption de l'interdiction de construction de centres de données dans certains pays pourrait rendre l'option spatiale plus attrayante. Les défis techniques et réglementaires doivent encore être surmontés, mais le potentiel de l'orbital de calcul est considérable.