Introduction
Les Académies Nationales des Sciences (NAS) font face à des pressions pour supprimer un chapitre sur le changement climatique d'un manuel de référence scientifique destiné aux juges. Ce chapitre, inclus pour la première fois dans la quatrième édition du manuel, vise à préparer les juges à gérer et à décider des affaires liées au changement climatique.
Contexte Technique
Le manuel, intitulé Reference Manual on Scientific Evidence, est produit en collaboration avec le Federal Judicial Center, un groupe au sein du pouvoir judiciaire. La quatrième édition de ce manuel comprend un chapitre sur le changement climatique, qui présente les preuves scientifiques et les implications juridiques de ce phénomène. Les auteurs et les réviseurs de ce chapitre s'appuient sur les conclusions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et citent des avocats spécialisés dans les litiges liés au climat.
Analyse et Implications
Les pressions exercées par les procureurs généraux de plusieurs États américains pour supprimer ce chapitre sont motivées par des considérations politiques. Les procureurs généraux accusent les NAS de faire preuve de « plaidoyer unilatéral » et d'« indoctrination judiciaire » en présentant des informations scientifiques sur le changement climatique. Cependant, les NAS ont résisté à ces pressions, considérant que les informations présentées dans le chapitre sont fondées sur des preuves scientifiques solides et sont nécessaires pour éclairer les décisions judiciaires.
Perspective
Il est important de surveiller l'évolution de cette situation, car elle soulève des questions fondamentales sur la neutralité de la science et son rôle dans l'élaboration des décisions judiciaires. Les NAS doivent continuer à défendre l'intégrité de la science et à résister aux pressions politiques qui visent à déformer les faits scientifiques. Les implications de cette affaire dépassent le simple contexte du changement climatique, car elles touchent à la crédibilité de la science et à son rôle dans la société.