Introduction

Des centaines de milliers de lieux de travail utilisent des logiciels pour surveiller les employés. Une nouvelle étude a révélé que de nombreux outils de surveillance partagent des données non seulement avec les employeurs, mais également avec des plateformes de publicité numérique et des courtiers de données.

Contexte Technique

Les outils de surveillance sur le lieu de travail partagent des informations allant des noms et adresses e-mail à l'historique de navigation, et les destinataires incluent Facebook, Google et Microsoft. Les chercheurs ont examiné neuf services de surveillance sur le lieu de travail et ont constaté que tous partageaient certaines informations avec des plateformes tierces.

Les données partagées incluent des informations sur les activités en ligne des employés, y compris leurs adresses IP et les pages Web qu'ils visitent. Trois des neuf plateformes analysées ont la capacité de suivre la localisation précise des employés, même lorsque l'application est en cours d'exécution en arrière-plan.

Analyse et Implications

La surveillance sur le lieu de travail pose des risques, même sans partage avec des tiers. Les données pourraient être utilisées pour prendre des décisions potentiellement discriminatoires ou pour faire des suppositions incorrectes. L'envoi de ces informations à des tiers crée un potentiel d'abus plus important.

Les chercheurs mettent en garde contre les services de « data append » qui peuvent rassembler des informations disparates sur une personne dans un profil centralisé, y compris des matériaux théoriquement anonymisés. L'ajout de détails sur le lieu de travail à ce mélange pourrait aider à créer une « économie de réputation des travailleurs » qui suit les personnes longtemps après qu'elles aient quitté leur emploi.

Perspective

Les chercheurs proposent une solution « bright-line » pour résoudre ce problème : interdire le partage ou la vente de données des employés à des tiers ; interdire la collecte de données sensibles sur les employés, y compris la surveillance de la localisation en dehors des heures de travail ; et limiter la durée pendant laquelle les entreprises de surveillance sur le lieu de travail peuvent conserver des informations.

Ils encouragent les autorités de régulation étatiques et fédérales à examiner si certaines collectes et divulgations de données des employés pourraient violer les lois sur la confidentialité existantes ou les lois sur les pratiques déloyales lorsqu'elles sont utilisées de manière que les employés ne pourraient pas raisonnablement s'y attendre.