Présentation du problème
Les gouvernements mettent en garde contre le paiement des rançons exigées par les hackers, car cela permet aux criminels de profiter de leurs cyberattaques et finance la suivante. Une étude menée par Proofpoint a révélé que plus d’un tiers des entreprises ayant payé une rançon ont reçu une deuxième demande d’extorsion.
Contexte technique
Les attaques de ransomware et d’extorsion ont évolué pour utiliser plusieurs formes de pression, telles que la rétention de données volées sous la menace de les rendre publiques. Les hackers prétendent souvent supprimer ou détruire les données volées, mais les faits montrent que ce n’est pas toujours le cas. Par exemple, l’entreprise Klue a conclu un accord avec des hackers qui ont volé des données appartenant à ses clients, mais une autre groupe de hackers a ensuite volé un échantillon de ces données, laissant les clients exposés à de futures demandes d’extorsion.
Fonctionnement des attaques
Les groupes de ransomware et les réseaux d’extorsion conservent souvent les données volées, même après le paiement d’une rançon. Les forces de l’ordre du Royaume-Uni ont confirmé cela lors de leur opération de démantèlement du groupe de ransomware LockBit en 2024. Les policiers ont trouvé des données volées stockées sur les serveurs de LockBit longtemps après que les victimes aient payé la rançon.
Implications et limites
Il est impossible de négocier de bonne foi avec un réseau d’extorsion, car il n’y a pas d’incitation pour l’autre partie à quitter vraiment. Les entreprises doivent être conscientes de ces risques et prendre des mesures pour se protéger contre les attaques de ransomware et les demandes d’extorsion. Les données de Proofpoint montrent que
37% des entreprises ayant payé une rançon ont reçu une deuxième demande d’extorsion, soulignant l’importance de la prudence et de la prévention dans la lutte contre ces menaces.