Présentation de la situation
Meta a financé la construction d'au moins une douzaine de centrales électriques au gaz naturel au cours de la dernière année, dont un projet qui brûlera suffisamment de gaz naturel pour générer autant d'électricité que l'ensemble de l'État du Dakota du Sud en utilise.
Meta n'est plus membre du RE100, une initiative d'énergie renouvelable pour les entreprises, après une décennie d'adhésion, a confirmé la société à TechCrunch. La rupture a été mutuelle, selon un porte-parole de Meta.
Contexte technique
Le RE100 est un projet du Climate Group, une organisation caritative basée au Royaume-Uni co-fondée par l'ancien premier ministre Tony Blair. L'initiative fournit un soutien politique et technique aux entreprises qui cherchent à passer à 100 % d'énergies renouvelables. Les concurrents de Meta, Apple, Google et Microsoft, restent parmi les 444 membres du groupe.
Meta continue de s'engager dans l'utilisation de gaz naturel pour alimenter ses centres de données, malgré son engagement à utiliser 100 % d'énergies propres et renouvelables. La société a annoncé la construction de trois grandes centrales électriques au gaz naturel en Louisiane pour alimenter son centre de données Hyperion.
Implications et limites
La sortie de Meta du RE100 soulève des questions sur la définition de « l'énergie propre » pour une entreprise qui continue de construire des centrales électriques au gaz naturel tout en se présentant comme une entreprise renouvelable. Le gaz naturel brûle plus proprement que le charbon, mais il produit toujours des quantités importantes de polluants.
Une centrale électrique de 1 gigawatt fonctionnant 24 heures sur 24, alimentée exclusivement par du gaz naturel, libérera 438 tonnes métriques d'oxydes d'azote, 149 tonnes métriques de particules fines, 61 tonnes métriques d'oxydes de soufre et 298 tonnes métriques de monoxyde de carbone. Ces polluants contribuent à une gamme de maladies, notamment l'asthme, le cancer, les maladies cardiovasculaires et la démence, entre autres.
Analyse scientifique
Meta peut toujours affirmer être à 100 % renouvelable en achetant des certificats d'attributs environnementaux. Ces certificats permettent aux entreprises d'investir dans une ferme solaire en Arizona, par exemple, tout en construisant un centre de données en Ohio. Tant que la ferme solaire produit suffisamment d'énergie en un an pour compenser l'utilisation d'électricité du centre de données, Meta peut compter cela comme 100 % renouvelable.
Exemple de code pour calculer l'émission de gaz à effet de serre :
emission_ges = (consommation_electricite * facteur_emission_ges) / rendement_centraleLa plupart des entreprises ont atteint leurs objectifs d'énergie renouvelable en utilisant un ajustement annuel, mais certaines, comme Microsoft, s'efforcent de correspondre à leur utilisation d'électricité à l'heure près. Cette approche plus stricte rapproche la production d'électricité de la façon dont les centres de données utilisent l'électricité. Elle encourage également les entreprises à investir dans des projets qui associent les énergies renouvelables à des batteries, comme Google l'a fait plus tôt cette année dans le Minnesota, plutôt que des projets polluants comme les centrales électriques Hyperion de Meta.