Contexte de la vulnérabilité Azure AI Foundry

Le 18 septembre 2026, Microsoft a publié un correctif pour la faille identifiée sous le numéro CVE‑2026‑85889. Cette vulnérabilité, notée CVSS 10.0, résulte d’une absence d’authentification sur une fonction critique du service Azure AI Foundry (également appelé Microsoft Foundry). Le chercheur Rémy Marot a signalé le problème, et Microsoft indique qu’aucune exploitation en conditions réelles n’a été observée.

Mécanisme d’escalade de privilèges

Dans Azure AI Foundry, chaque appel d’API doit normalement être soumis à une vérification d’identité via Azure Active Directory. La faille permettait à un acteur non authentifié d’invoquer directement la fonction vulnérable, contournant ainsi le contrôle d’accès. En exploitant ce point d’entrée, l’attaquant pouvait obtenir des privilèges d’administration sur le réseau du locataire, ce qui compromet la séparation des environnements cloud et ouvre la porte à la modification ou à la suppression de modèles d’IA générative.

Autres correctifs critiques publiés simultanément

Microsoft a également corrigé trois vulnérabilités notées 9,9 et 9,6 CVSS : CVE‑2026‑85885, une injection de commande dans Microsoft 365 Copilot ; CVE‑2026‑85878, une autorisation incorrecte dans Azure Database for PostgreSQL ; et CVE‑2026‑87701, une mauvaise neutralisation d’entrées dans Azure Cosmos DB. Chacune de ces failles pouvait être exploitée pour obtenir des privilèges élevés sur le réseau du service concerné, renforçant la gravité globale de la campagne de correctifs.

Implications plus larges et mesures d’atténuation

Cette mise à jour s’inscrit dans le cadre d’une vague de 974 correctifs annoncée la semaine précédente, dont deux vulnérabilités du noyau Windows (ALPC et la pile de mise à jour) sont déjà exploitées en chaîne avec des failles Chrome, formant le kit d’exploitation BlueMoon. En parallèle, Microsoft a publié un correctif hors‑cycle pour Windows 11 version 26H1 (KB5129194) afin de corriger CVE‑2026‑62721 (contrôle d’accès insuffisant dans UMPS) et CVE‑2026‑85921 (double free dans le Secure Kernel Mode). Toutes ces corrections sont déployées automatiquement, aucune action manuelle n’est requise de la part des clients, mais les organisations doivent vérifier la conformité de leurs environnements et surveiller les journaux d’accès afin de détecter d’éventuelles tentatives d’exploitation résiduelles.