Résultats financiers globaux
Microsoft a annoncé un chiffre d’affaires de 92,28 milliards de dollars pour le premier trimestre fiscal 2027, soit une hausse de 19 % sur un an, dépassant le consensus de 90,69 milliards. Le bénéfice net s’établit à 36,63 milliards, contre 27,75 milliards l’année précédente, tandis que le BPA ajusté atteint 4,89 $ contre 4,73 $ prévus par les analystes. Le flux de trésorerie disponible a chuté de 27 % à 18,63 milliards, mais reste largement positif comparé aux ‑9 milliards d’Alphabet.
Croissance d’Azure et nouvelle transparence
Pour la première fois, Microsoft a détaillé le revenu d’Azure en dollars, révélant 33,17 milliards pour le trimestre, soit une croissance de 48 % en glissement annuel et au‑dessus des 32,32 milliards attendus. Cette divulgation s’inscrit dans une refonte du reporting : les résultats sont désormais ventilés en deux segments, « Agents and Infra » (incluant Azure, Microsoft 365 et services serveur) et « Devices and Consumer ». Le segment « Agents and Infra » a généré 76,8 milliards, en hausse de 25 %, confirmant la contribution dominante d’Azure à la dynamique globale.
Investissements en IA et allocation du CAPEX
Le trimestre a vu un dépense d’investissement de 45,2 milliards de dollars, en progression de ≈30 % YoY, dont 75 % sont affectés à des actifs à durée de vie courte tels que les GPU Nvidia et les CPU Intel, contre 66 % lors des trois trimestres précédents. Cette orientation reflète la priorité de Microsoft à soutenir la demande croissante pour l’infrastructure IA, notamment les services Azure AI et le copilote Microsoft 365, dont l’usage a bondi de 50 % d’un trimestre à l’autre. Le ratio élevé d’actifs courts permet un retour sur investissement plus rapide, mais augmente la sensibilité aux cycles de prix des puces.
Perspectives et risques
Pour le deuxième trimestre, la direction prévoit un chiffre d’affaires compris entre 96 et 97,1 milliards de dollars (croissance de ≈18,8 %) et une croissance d’Azure de 49‑50 % en monnaie constante, supplantant les prévisions de 45,1 %. La guidance repose sur une demande d’IA qui « dépasserait l’offre », mais elle reste exposée aux pressions sur les coûts de mémoire et de stockage qui ont ralenti les ventes de PC, entraînant une baisse de 22 % des licences Windows. La dépendance accrue aux fournisseurs de puces et la volatilité des marges sur les actifs courts constituent des leviers de risque à surveiller.