Améliorations de la réactivité

Microsoft affirme que la dernière série de correctifs rend Windows 11 jusqu'à 20 % plus réactif. Cette amélioration se mesure sur les composants clés du shell – Start, File Explorer, Search et le navigateur Edge – dont les temps de réponse ont été réduits de façon observable lors de tests internes. La société attribue ce gain à une optimisation globale du pipeline d’interaction utilisateur, notamment en réduisant le nombre de basculements entre le processeur et la mémoire pour les opérations fréquentes.

Optimisation de la gestion de la mémoire

Le cœur de la mise à jour repose sur une gestion de la mémoire plus intelligente. Selon Navjot Virk, vice‑président de Windows Experiences, le système peut désormais conserver jusqu’à 2 Go d’informations actives en RAM au lieu de les évincer vers le stockage secondaire. Sur des machines équipées de 8 Go de RAM, cela se traduit par une libération d’environ 200 Mo lorsque les Widgets ne sont pas affichés, car ils ne sont chargés qu’à l’ouverture. Cette approche limite les accès au disque SSD, qui sont plus lents que la RAM, et réduit la latence des applications qui accèdent fréquemment à des données temporaires.

Conséquences sur l’expérience utilisateur

Outre la mémoire, plusieurs sous‑systèmes ont été affinés. Windows Update est devenu moins intrusif, les notifications de redémarrage sont différées et les téléchargements s’exécutent en arrière‑plan avec une priorité réduite. Le taskbar peut maintenant être repositionné sur les côtés ou en haut, offrant une flexibilité d’interface auparavant réservée à Windows 10. Le processus d’authentification Windows Hello a été accéléré, et le couplage Bluetooth, notamment pour les AirPods, gagne jusqu’à 15 secondes. Enfin, un nouveau Windows Search, déjà disponible pour les Insiders, promet des temps de recherche nettement plus courts, avec un déploiement prévu plus large d’ici la fin de l’année.