Résultats financiers du deuxième trimestre

MongoDB a affiché un bénéfice ajusté de 1,90 $ par action, largement supérieur au consensus de 1,62 $. Le chiffre d’affaires a atteint 771,8 M$, soit une hausse de 30 % d’une année sur l’autre et bien au‑delà de l’estimation de 735 M$. Cette dynamique a permis de renverser la perte nette de 47 M$ enregistrée l’an passé pour dégager un profit de 40,9 M$. Le résultat montre que la marge opérationnelle s’est améliorée, même si l’impact de la compensation en actions, exclue du calcul, reste significatif.

Prévisions annuelles et orientation produit

Pour l’exercice fiscal 2027, MongoDB a relevé ses objectifs à 6,39‑6,58 $ d’EPS et à un revenu compris entre 2,99 et 3,03 Mrd$, dépassant les attentes du marché qui tablaient sur 6,13 $ d’EPS et 2,96 Mrd$ de chiffre d’affaires. Cette révision s’appuie sur la croissance du service cloud multicloud Atlas, qui a progressé de 29 % en glissement annuel. Atlas représente désormais la majeure partie du revenu, grâce à des fonctionnalités avancées comme la recherche vectorielle destinée aux charges de travail d’intelligence artificielle.

Analyse du marché et réaction boursière

Malgré ces performances, l’action a chuté de plus de 14 % en séance après‑heure, après une baisse initiale de 4 % pendant les échanges réguliers. Les investisseurs, habitués à une hausse de plus de 20 % du cours le mois précédent, ont jugé la croissance d’Atlas insuffisante : les analystes s’attendaient à une progression de 30‑31 %. Cette divergence d’attentes a généré une pression de vente, réduisant le gain annuel à seulement 3 %.

Perspectives et risques

MongoDB prévoit pour le prochain trimestre un EPS de 1,57‑1,61 $ et un revenu de 756‑761 M$, dépassant les consensus de 1,51 $ et 744,2 M$. La capacité à maintenir une croissance supérieure à 30 % pour Atlas sera cruciale, car la concurrence des services cloud (AWS, Azure, GCP) intensifie la pression sur les prix et les marges. De plus, la dépendance à la compensation en actions pour attirer les talents techniques pourrait diluer les actionnaires si les performances futures ne justifient pas ces dépenses. Enfin, l’adoption de la recherche vectorielle pour l’IA reste un facteur d’incertitude : si les cas d’usage ne se généralisent pas, la valeur ajoutée perçue du produit pourrait stagner, affectant la trajectoire de revenu prévue.