Présentation

La force spatiale américaine a récemment ajouté deux nouvelles entreprises à la liste des sociétés éligibles pour concourir aux contrats de lancement : Impulse Space et Relativity Space. Pour une société de lanceurs, pénétrer le marché lucratif des lancements militaires américains est à la fois un signe de maturité et une source importante de revenus.

Contexte technique

Relativity Space, qui progresse de manière crédible vers le lancement de son lanceur lourd Terran R partiellement réutilisable, n'est pas une grande surprise. Sous la direction de l'ancien PDG de Google, Eric Schmidt, l'entreprise continue de travailler pour mettre le lanceur sur la rampe de lancement. En revanche, l'ajout d'Impulse Space, qui se spécialise dans la construction de véhicules spatiaux pour les opérations dans l'espace et non pour les lancements depuis la Terre, est plus surprenant.

Fonctionnement de la compétition

La phase 3 fait référence à la troisième itération du programme de lancement militaire, connu sous le nom de National Security Space Launch Phase 3. Elle permet aux entreprises de soumissionner pour des « ordres de tâche » pour des lancements entre 2025 et 2029. Les lancements ont généralement lieu un à trois ans après l'attribution d'un contrat. De plus, il existe deux voies dans ce programme : la « voie 2 » pour les sociétés de lanceurs plus établies, comme SpaceX et United Launch Alliance, pour gérer les charges utiles les plus précieuses du militaire, et la « voie 1 » créée pour permettre aux nouvelles sociétés de lancement de concourir et de soumissionner pour des missions plus « tolérantes au risque ».

Implications et limites

Le militaire a réservé environ 30 lancements pour les soumissionnaires de la voie 1, d'une valeur totale d'environ 5,6 milliards de dollars. Selon Eric Romo, président et directeur des opérations d'Impulse Space, l'entreprise a discuté avec le gouvernement de la possibilité de rejoindre la voie 1 pendant quelques années, et les officiers militaires américains ont montré une grande volonté d'être flexibles pour répondre à leurs besoins de lancement, en particulier pour atteindre les orbites à haute énergie telles que l'espace géostationnaire.