Introduction

La nouvelle version d'Outlook pour Windows présente un problème de notification qui est difficile à ignorer. Lorsqu'un utilisateur clique sur une notification Windows 11 pour un nouveau courriel, il est censé être redirigé directement vers ce message. Cependant, la nouvelle version d'Outlook oblige l'utilisateur à attendre, et les chiffres sont embarrassants.

Contexte Technique

La nouvelle version d'Outlook est construite sur WebView2, qui est un moteur de rendu basé sur Chromium. Chaque fois que l'utilisateur interagit avec l'application, y compris en cliquant sur une notification, une chaîne de processus similaire à celle d'un navigateur doit effectuer le travail. L'application doit initialiser ou reprendre sa couche web, s'authentifier, charger le fil de discussion de messagerie pertinent et le rendre, le tout via ce moteur web.

La nouvelle version d'Outlook s'exécute sous forme de 10 processus distincts dans le Gestionnaire de tâches, par rapport à Outlook Classic, qui s'exécute sous forme d'un processus compact unique. La liste dans la nouvelle version d'Outlook comprend le gestionnaire WebView2, plusieurs processus utilitaires WebView2, un processus GPU WebView2, un travailleur de service WebView2, etc. Chacun de ces processus est essentiellement un composant de navigateur. Ils consomment tous de la mémoire individuellement et prennent du temps pour reprendre un état suspendu lorsqu'un utilisateur clique sur une notification.

Analyse et Implications

La nouvelle version d'Outlook prend 10 secondes pour aller de la notification au courriel respectif, alors qu'Outlook Classic ouvre le courriel presque instantanément. Cela pose problème, car l'utilisateur est obligé d'attendre inutilement. De plus, la nouvelle version d'Outlook utilise entre 490 Mo et 636 Mo de RAM lorsqu'elle est inactive, alors qu'Outlook Classic utilise environ 117 Mo à 148 Mo dans les mêmes conditions. La différence est d'environ quatre fois.

En termes de CPU, la nouvelle version d'Outlook utilise environ 4 % lorsqu'elle est inactive, tandis qu'Outlook Classic utilise moins de 1 %. Ces chiffres sont issus de mesures personnelles à l'aide du Gestionnaire de tâches avec les deux applications ouvertes simultanément.

Perspective

La nouvelle version d'Outlook a fait des progrès depuis son lancement, mais l'écart avec la version Classic ne se referme pas pour l'instant. Microsoft a été conscient des limitations de la nouvelle version d'Outlook pendant un certain temps et a consacré une grande partie de l'année 2024 à essayer de faire fonctionner correctement l'application sans connexion Internet, ce que la version Classic gère nativement en mettant en cache les courriels localement. Une application web, par conception, est toujours en train de se connecter à un serveur.

La nouvelle version d'Outlook devrait continuer à s'améliorer, mais il est peu probable que l'écart avec la version Classic se referme prochainement. Les utilisateurs devront probablement continuer à faire face aux limitations de la nouvelle version d'Outlook, notamment en termes de performances et de consommation de ressources.