Présentation
OccupySaaS est un mouvement né après les vagues de licenciements de 2026, où plus d’un million d’ingénieurs ont perdu leur poste. Ces développeurs utilisent l’intelligence artificielle pour reconstruire, en salle blanche, des services cloud qui facturent chaque utilisateur comme une location. Les projets sont publiés sous licence Apache‑2.0, auto‑hébergeables et dépourvus de télémétrie non sollicitée.
Méthodologie clean‑room et IA
Chaque implémentation repose exclusivement sur des sources publiques : documentation d’API, standards ouverts (OAuth 2.0, OIDC, REST) et comportements observés des SDK fournis par les fournisseurs. Un CLEAN_ROOM.md consigne la provenance de chaque artefact. Des agents IA génèrent d’abord un contrat OpenAPI (openapi.yaml), puis le code et les tests, sous revue humaine à chaque merge.
La conformité est vérifiée dans un laboratoire dédié où les SDK officiels sont exécutés contre le serveur reconstruit. Si le code client existant ne fonctionne pas sans modification, la réimplémentation est jugée incomplète. Cette boucle garantit une compatibilité fonctionnelle sans copier de code propriétaire.
Implémentations concrètes
ZeroAuthy reproduit l’API d’Auth0. Il supporte la découverte OIDC, les JWKS, le flux d’autorisation avec PKCE, ainsi que les jetons de rafraîchissement rotatifs. Le dépôt inclut les commandes suivantes :
go build -o bin/zeroauthy ./cmd/zeroauthy
./bin/zeroauthy serve --config config.yaml
curl https://localhost:8443/.well-known/openid-configurationSalesCompel propose une alternative open‑source à Salesforce, avec un noyau Go/PostgreSQL, un éditeur Vue et un laboratoire de compatibilité REST. Le test de conformité s’exécute ainsi :
npm ci --prefix compat/clients/node --ignore-scripts
npm --prefix compat/clients/node run checkCes deux projets illustrent le modèle « drop‑in » : un client Auth0 ou Salesforce existant peut pointer vers le serveur OccupySaaS sans aucune modification de code.
Analyse des impacts et limites
Sur le plan technique, la stratégie minimise les risques de dépendance propriétaire en éliminant les compteurs de sièges et les hausses de prix imprévues. L’utilisation d’API publiques garantit une interopérabilité durable, tant que les fournisseurs maintiennent leurs spécifications ouvertes. Cependant, la conformité dépend de la stabilité des contrats publics ; toute modification non rétrocompatible du côté du fournisseur impose une mise à jour du projet OccupySaaS.
Le modèle open‑source introduit des exigences de maintenance interne : les organisations doivent gérer le déploiement, la scalabilité et la sécurité du serveur auto‑hébergé. De plus, l’absence de télémétrie intégrée oblige les équipes à implémenter leurs propres mécanismes de monitoring, ce qui peut augmenter la charge opérationnelle.
Enfin, le cadre juridique repose sur la légalité du clean‑room. Bien que la pratique soit reconnue, chaque entreprise doit valider la conformité avec son conseil juridique avant d’adopter ces remplacements en production.